BAD 2026 À BRAZZAVILLE : l’Afrique face à l’urgence de sa souveraineté financière
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- 19 mai 2026
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À quelques jours des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), prévues à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026, la question du financement du développement africain s’impose comme l’un des sujets majeurs des discussions. Face aux mutations économiques mondiales et à la diminution des financements concessionnels, plusieurs responsables africains appellent à une transformation des mécanismes de financement du continent.
Le ministre congolais de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic NGATSE, figure parmi les principales voix engagées sur cette question stratégique. Il défend une vision centrée sur l’autonomie économique africaine et sur le renforcement des capacités financières internes des États.
Dans cette dynamique, le ministre met en avant « la mobilisation des ressources domestiques », « la valorisation de l’épargne africaine » ainsi que « le renforcement de la souveraineté économique du continent ».
Pour les autorités congolaises, l’Afrique doit désormais bâtir ses propres instruments de résilience économique afin de limiter sa dépendance aux financements extérieurs. Cette orientation intervient dans un contexte mondial marqué par « la raréfaction des financements concessionnels », « les tensions géopolitiques » et « la fragmentation des flux financiers internationaux ».
À travers les Assemblées annuelles de la BAD 2026, Brazzaville ambitionne ainsi de porter une réflexion de fond sur les stratégies africaines de financement du développement et sur la capacité des États à soutenir eux-mêmes leurs projets structurants.
Ces Assemblées se tiendront sur le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».
Cet événement continental réunira plusieurs chefs d’État, ministres, experts financiers et partenaires internationaux, dirigeants du secteur privé, d’institutions financières internationales, philanthropes, membres de la société civile, universitaires et représentants de médias sont attendus autour des grands défis économiques de l’Afrique.
Pour le Congo, cette rencontre constitue également une tribune diplomatique et économique destinée à promouvoir une nouvelle vision du développement africain fondée sur la souveraineté financière et la mobilisation des ressources locales. Au niveau du programme, le Congo organisera un événement axé sur le partage de connaissances sur le thème : « Bâtir des infrastructures énergétiques et de transports durables et résilientes, pour promouvoir l’intégration africaine ». Ce thème général permettra au pays hôte de présenter aux investisseurs nationaux et étrangers ses potentialités économiques en matière de mines, de tourisme et de Zones économiques spéciales.
En effet, dans le cadre de sa « Vision Congo 2063 », le pays a entrepris de transformer son économie pour faire passer la part du pétrole de 45 % à une fourchette entre 15% et 20 % de son produit intérieur brut (PIB)