CONGO : 1 192 ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS SOUS LA LOUPE DE LA COMMISSION D’AGRÉMENT, LE MEPPSA ACCORDE TROIS ANS POUR LA MISE EN CONFORMITÉ
- EducationSociété
- 22 juillet 2026
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Le compte à rebours est lancé pour les établissements privés d’enseignement général au Congo. À l’ouverture de la 5ᵉ session ordinaire de la Commission d’agrément des établissements privés d’enseignement général, le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA) a annoncé un délai de trois ans pour permettre aux écoles privées de se conformer à la réglementation en vigueur. Au total, 1 192 dossiers d’établissements privés d’enseignement général sont soumis à l’appréciation de la commission. Parmi eux, 783 établissements sont en attente d’un agrément provisoire et 409 sollicitent un agrément définitif. Les travaux se déroulent les 22 et 23 juillet 2026 à l’amphithéâtre du Complexe scolaire Révolution, à Ouenzé (Brazzaville).
Face aux membres de la Commission et aux différents acteurs du système éducatif, Christian NGOUARI MABIALA, directeur de l’agrément et du contrôle des établissements privés d’enseignement général, a insisté sur la nécessité de poursuivre cette démarche dans l’assainissement du paysage scolaire national.
« La tenue régulière des sessions d’agrément permet de mettre un terme à l’anarchie qui règne dans le sous-secteur de l’enseignement privé », a déclaré le responsable.
Selon lui, la reprise régulière des sessions d’agrément permettra d’assurer une meilleure visibilité sur les établissements répondant aux exigences administratives et pédagogiques. Il a également salué l’implication du secrétariat technique qui a réalisé des missions d’évaluation sur le terrain avant l’examen des dossiers.
Le ministre Jean-Luc MOUTHOU (MEPPSA) a profité de cette rencontre pour réaffirmer la volonté du gouvernement de renforcer la régulation du secteur privé de l’éducation. Il a indiqué que ce secteur représente une composante essentielle de l’offre éducative nationale. Les statistiques issues du PASEC 2022 montrent que 41 % des élèves fréquentent les établissements privés d’enseignement général contre 59 % dans le public.
Face à cette réalité, le gouvernement entend renforcer les mécanismes de contrôle afin de garantir une éducation de qualité et conforme aux normes nationales.
« La liberté d’entreprendre dans le domaine de l’éducation s’accompagne nécessairement d’obligations relatives à la qualité des enseignements, à la qualification des personnels, à la sécurité des élèves, à la conformité des infrastructures et au respect des programmes officiels », a précisé le ministre.
Au cours de cette session, il a également annoncé une période transitoire pour permettre aux établissements privés de se conformer aux exigences réglementaires.
« Nous accordons trois (03) années aux écoles privées pour être en conformité avec la réglementation en vigueur », a-t-il indiqué.
Cette annonce constitue l’un des points majeurs de cette rencontre. À terme, les établissements qui ne disposeront pas d’un agrément valide pourraient ne plus être autorisés à inscrire leurs candidats aux examens d’État.
À cet effet, le ministre MOUTHOU a instruit la Direction de l’Agrément et du Contrôle des Établissements Privés d’Enseignement Général à veiller au respect du chronogramme établi.
« J’instruis le Directeur de l’Agrément et du Contrôle des Etablissements Privés de l’Enseignement Général, au respect strict et sans faille du chronogramme établi afin qu’à terme, les inscriptions des candidats aux examens d’Etat soient conditionnées à la présentation par l’établissement d’un agrément provisoire ou définitif », a-t-il déclaré.
La Commission d’agrément apparaît ainsi comme un outil majeur de régulation du secteur éducatif privé. Ses décisions devront permettre d’identifier les établissements répondant aux critères légaux, pédagogiques et administratifs exigés par la République.
Pour le Pr Jean-Luc MOUTHOU, les membres de la commission ont une lourde responsabilité dans la construction d’un système éducatif crédible. « La qualité de notre école ne saurait souffrir d’aucune complaisance », a-t-il insisté.

À travers cette cinquième (5è) session ordinaire, le MEPPSA poursuit donc son processus d’assainissement de l’enseignement privé, avec l’ambition de renforcer la qualité de la formation et de mieux encadrer les acteurs intervenant dans le secteur éducatif.
« La liberté d’entreprendre dans le domaine de l’éducation s’accompagne nécessairement d’obligations relatives à la qualité des enseignements, à la qualification des personnels, à la sécurité des élèves, à la conformité des infrastructures et au respect des programmes officiels », a précisé le ministre.