UPADS : FACE AUX GRANDES URGENCES DU CONGO, TSATY-MABIALA MET LE POUVOIR FACE À SES RESPONSABILITÉS
- Politique
- 11 septembre 2026
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L’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) veut remettre les préoccupations des Congolais au centre du débat national. À l’ouverture, ce vendredi 11 septembre à Brazzaville, de la première session extraordinaire de son Bureau politique, Pascal TSATY-MABIALA a a dressé un diagnostic sans concession de la situation économique et sociale, avant d’interpeller le pouvoir sur la sécurité nationale et la préparation des prochaines échéances électorales.
Dix mois après le deuxième Congrès ordinaire du parti, cette session constitue pour son dirigeant une occasion de faire entendre à nouveau la voix de l’UPADS.
« Cette session du Bureau politique se tient dans ce contexte. Son ordre du jour porte exclusivement sur les préparatifs des prochaines échéances électorales », a-t-il précisé.
Mais au-delà du calendrier politique, le diagnostic présenté est sévère.
Budget, dette et pression sociale
Pascal TSATY-MABIALA estime que l’exécution du budget révisé de 2026 demeure fortement contrainte. Il pointe notamment l’endettement, l’érosion fiscale et douanière, la qualité de la dépense publique et l’absence de discipline budgétaire.
« À la vérité, ce budget est inexécutable, en raison des pesanteurs qui freinent la gestion optimale des ressources de l’État », a-t-il affirmé.
Le président du Conseil national de l’UPADS cite un stock de dette publique évalué à 9 564,3 milliards de FCFA à fin juin 2026, ainsi qu’un taux de pauvreté estimé à 46,8 %. Il évoque également un chômage particulièrement préoccupant chez les jeunes.
Sur le terrain social, les chiffres concernant les collectivités locales retiennent particulièrement l’attention. Le discours fait état de 12 mois d’arriérés de salaires à Brazzaville, huit (08) à Pointe-Noire, mais jusqu’à 112 mois à Mossendjo, 76 à Dolisie, 82 à Ouesso et 76 à Nkayi.
À cela s’ajoutent les difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité, les problèmes d’approvisionnement en carburant et les revendications liées au recrutement dans la Fonction publique.
Pour l’UPADS, cette accumulation de difficultés nourrit une grogne sociale qui appelle des réponses concrètes.
Face à cette situation, l’UPADS propose notamment un plan d’austérité, une réduction des dépenses de fonctionnement des institutions publiques, le rétablissement de la discipline budgétaire et l’élaboration d’un plan de désendettement.
Sécurité des frontières : l’UPADS interpelle l’État
Le discours s’est également attardé sur les questions sécuritaires, notamment les incidents sur le fleuve Congo avec la République Démocratique du Congo et les précédentes incursions attribuées à l’armée angolaise.
Le dirigeant de l’UPADS pose alors une question directe : « Notre pays a-t-il perdu sa souveraineté ou est-il dépourvu de stratégie et de logistique pour assurer la sécurité de ses frontières ? »
Il demande un renforcement de la sécurité des frontières fluviales, considérées comme un enjeu stratégique pour la souveraineté du Congo et la stabilité régionale.
« Zéro Kuluna » : le débat sur le droit à la vie
L’opération « zéro Kuluna », en cours depuis octobre 2025, a également été évoquée. L’UPADS soulève la question du respect du droit à la vie et propose, si l’État considère nécessaire le recours à la peine capitale, de rouvrir le débat sur son rétablissement dans la Constitution, avec des procès transparents et le respect des procédures.
Élections de 2027 : le parti exige l’application des recommandations de Djambala
À l’approche des prochaines élections législatives et locales, le parti demande l’application des recommandations issues de la concertation de Djambala, tenue en février 2026.
Biométrie électorale, actualisation des listes, distribution rigoureuse des cartes d’électeur, disponibilité des fiches de transcription des résultats, plafonnement du financement des campagnes et réduction des cautionnements figurent parmi les propositions avancées.
Pour le président du Conseil national de l’UPADS , il faut agir avant que le calendrier électoral ne devienne une contrainte.
En clôturant son intervention, il a appelé les cadres de l’UPADS à la responsabilité : « Notre responsabilité […] nous imposent un comportement de grande maturité et nous dictent un discours de haute intelligence. »

Sur cette ligne, l’UPADS entend reprendre sa place dans le débat national, entre critique de la gestion publique, défense de la souveraineté et exigences de transparence électorale.
En clôturant son intervention, il a appelé les cadres de l’UPADS à la responsabilité : « Notre responsabilité […] nous imposent un comportement de grande maturité et nous dictent un discours de haute intelligence. »