OCTOBRE ROSE & NOVEMBRE BLEU 2025 AU CONGO : « Dépister tôt, c’est sauver des vies »
- Santé
- 3 octobre 2025
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Comme chaque année, les mois d’octobre et de novembre sont marqués par deux grandes campagnes mondiales de santé publique : Octobre Rose et Novembre Bleu. Au Congo, ces deux mois ne sont pas que des symboles, mais un véritable appel à l’action : briser le silence, parler sans tabou du cancer (du sein et de la prostate) et promouvoir le dépistage précoce. Au Congo, les autorités, partenaires et associations se mobilisent pour sensibiliser, informer et promouvoir le dépistage précoce. Le lancement officiel a été donné le 2 octobre 2025 à Brazzaville, sous le thème national : « Tous unis contre le cancer ».
En République du Congo, de nombreuses femmes consultent encore trop tard, souvent à un stade avancé de la maladie. Pourtant, un cancer détecté tôt peut être guéri. Le Représentant résident de l’OMS au Congo, Dr Vincent Dossou SODJINOU, rappelle que le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes dans le monde : plus de 2,3 millions de nouveaux cas et 685 000 décès en 2022. En Afrique subsaharienne, la lutte est plus difficile en raison du diagnostic tardif et du manque de moyens. D’où l’urgence de renforcer la prévention, la détection précoce et l’accès équitable aux traitements.
« Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette réalité. Nous avons l’obligation morale, humaine et citoyenne d’agir. Le ruban rose que nous portons aujourd’hui n’est pas seulement un symbole. C’est un engagement. C’est un appel à la conscience collective, pour faire du cancer du sein une maladie curable, non plus une fatalité » a-t-il insisté, appelant à une mobilisation nationale et durable.
DEUX MOIS D’ACTIONS ET DE MOBILISATION
Tout au long d’octobre et novembre, plusieurs initiatives vont rythmer la lutte : Sensibilisation communautaire : mobilisation des associations, acteurs locaux, réfugiés et leaders d’opinion ; Prévention et dépistage précoce : campagnes gratuites de dépistage et consultations simples; Prise en charge des malades : renforcement des stratégies diagnostiques et thérapeutiques; Formation et recherche : journées scientifiques, études épidémiologiques et innovations médicales; Solidarité et accompagnement : mise en place de réseaux psychosociaux et économiques pour les patients.
Le Ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire IBARA, a rappelé que le cancer du sein représente 34 % des cancers diagnostiqués chez la femme au Congo, avec une incidence nationale de 35,9 % par an. La majorité des patientes consultent après un délai moyen de huit mois, souvent à un stade avancé. Les cas touchent principalement les femmes de 40 à 55 ans, mais des diagnostics apparaissent désormais chez des jeunes, parfois dès 17 ans.
« Le cancer du sein est un enjeu médical, sociétal et de développement. La maladie cancéreuse n’est pas une fatalité : en conjuguant nos efforts par la formation, la recherche et la solidarité, nous pourrions rendre robuste notre lutte contre les cancers. » a-t-il prévenu.

Parler du cancer reste encore difficile dans de nombreuses familles. Mais le silence coûte des vies. Médecins, associations, autorités et citoyens sont unanimes : la lutte contre le cancer nécessite solidarité et collaboration pluridisciplinaire.
La Pr Judith NSONDÉ-MALANDA, directrice du PNLC, appelle à une synergie des compétences : « Toutes les spécialités doivent s’unir pour une prise en charge efficace ».
Un geste simple peut sauver une vie. Octobre Rose et Novembre Bleu rappellent à chacun un message fort : un dépistage précoce peut faire la différence entre la vie et la mort.
« Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette réalité. Nous avons l’obligation morale, humaine et citoyenne d’agir. Le ruban rose que nous portons aujourd’hui n’est pas seulement un symbole. C’est un engagement. C’est un appel à la conscience collective, pour faire du cancer du sein une maladie curable, non plus une fatalité » a-t-il insisté, appelant à une mobilisation nationale et durable.
« Le cancer du sein est un enjeu médical, sociétal et de développement. La maladie cancéreuse n’est pas une fatalité : en conjuguant nos efforts par la formation, la recherche et la solidarité, nous pourrions rendre robuste notre lutte contre les cancers. » a-t-il prévenu.