BEPC 2026 : LE CONGO RENFORCE SA GOUVERNANCE POUR FAIRE FACE AUX DÉFIS DE LA FRAUDE NUMÉRIQUE

BEPC 2026 : LE CONGO RENFORCE SA GOUVERNANCE POUR FAIRE FACE AUX DÉFIS DE LA FRAUDE NUMÉRIQUE

À l’approche des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier cycle (BEPC), prévues le 23 juin prochain, les autorités éducatives congolaises ont choisi d’agir sur un levier souvent méconnu du grand public : la gouvernance de l’examen lui-même. Réunis le 16 juin à Brazzaville pour un séminaire national de préparation, superviseurs départementaux, coordonnateurs, chefs de centres et membres des jurys ont été appelés à s’approprier une organisation présentée comme la clé de la réussite du BEPC 2026. L’objectif affiché est clair : garantir la transparence des opérations dans un contexte où les technologies numériques modifient profondément les risques liés aux examens d’État car « un examen d’État crédible ne s’improvise pas : il se prépare, s’organise et se pilote avec méthode, rigueur et responsabilité ».

Pour le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, la menace ne réside plus uniquement dans les méthodes traditionnelles de tricherie.

« Aujourd’hui, la fraude ne se limite plus aux méthodes classiques : elle s’organise, se modernise et se digitalise », a-t-il averti devant les responsables éducatifs.

Face à cette évolution, les autorités ont choisi de renforcer les mécanismes de contrôle à tous les niveaux de la chaîne organisationnelle. Du chef de centre jusqu’à la coordination nationale, chaque acteur dispose désormais d’un rôle clairement défini afin de limiter les failles susceptibles d’être exploitées lors du déroulement des épreuves.

Présentant les missions de l’Inspection générale de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, l’inspecteur David BOKÉ a rappelé que cette structure intervient avant, pendant et après les examens. Contrôle des inscriptions, conformité des centres, supervision des épreuves, suivi des corrections, analyse des résultats : l’Inspection générale apparaît comme l’un des principaux garants de la régularité du processus.

L’accent a également été mis sur le respect des circuits officiels de communication.

« Au niveau du département, le patron, c’est le superviseur départemental », a insisté David BOKÉ, invitant les différents responsables à éviter les transmissions d’informations parallèles susceptibles de créer confusion et dysfonctionnements.

Cette session 2026 marque aussi une avancée technologique avec le déploiement de la plateforme numérique Exatrust. Accessible en ligne, elle permet aux candidats de retrouver leur centre d’examen, leur salle de composition ainsi que les informations relatives au déroulement des épreuves.

L’outil propose également un système de géolocalisation permettant d’identifier avec précision l’emplacement des centres et de générer un itinéraire pour y accéder. Une innovation qui devrait réduire les retards, les erreurs d’orientation et les difficultés rencontrées par certains candidats le jour des examens.

Au-delà des dispositifs de contrôle et des outils numériques, les chiffres traduisent l’importance de l’enjeu éducatif. Cette année, 130 997 candidats, dont 67 634 filles, sont inscrits au BEPC. Ils composeront dans 568 centres répartis sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à Luanda et Cabinda.

Comparativement à 2025, les effectifs progressent de 5 568 candidats, soit une hausse de 4,44 %, signe d’une demande scolaire toujours croissante.

Pour Jean-Luc MOUTHOU, cette mobilisation exceptionnelle doit avant tout permettre de protéger la valeur du diplôme et de préserver le principe du mérite.

« Chaque acte de fraude tolérée est une injustice infligée à des milliers de candidats honnêtes.Chaque manquement à la rigueur est une atteinte à ia crédibilité de notre système éducatif mais chaque acte de vigilance est une victoire pour la République. », a-t-il rappelé.

 

À quelques jours du début des épreuves, le message adressé aux organisateurs est sans équivoque : dans un environnement marqué par la transformation numérique, la crédibilité des examens dépend autant de la technologie déployée que de la rigueur des femmes et des hommes chargés de la faire respecter.

« Ensemble, démontrons que le mérite demeure la seule voie légitime de la réussite scolaire et de la promotion sociale. Ensemble, renforçons la confiance de nos concitoyens dans les examens d’État et dans les écoles de la République », a conclu le ministre.

 

Pour rappel, le séminaire de renforcement des capacités s’est tenu sous le thème : « La gouvernance stratégique du BEPC à l’ère de la transformation numérique et des nouveaux défis technologiques : renforcer les capacités des acteurs pour une gestion efficace, une sécurisation renforcée et une crédibilité durable des examens d’État en République du Congo ». 

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