Droit à l’Alimentation et l’Agriculture Sensible à la Nutrition : Parlementaires et différents acteurs en formation.

Droit à l’Alimentation et l’Agriculture Sensible à la Nutrition : Parlementaires et différents acteurs en formation.

Les parlementaires et les différents acteurs issus de secteurs divers pour garantir une approche multisectorielle renforcent leurs capacités, du 23 au 25 Avril 2025 à l’hémicycle de la République du Congo, sur le “Droit à l’Alimentation et l’Agriculture Sensible à la Nutrition”. En conclave, les différents participants seront outillés avec pour objectif de créer une synergie d’action favorisant des politiques et des initiatives concertées pour améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le Président de l’Assemblée Nationale du Congo, Président Actif de l’Alliance Parlementaire Congolaise pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle a ouvert les travaux de cette assise, en compagnie du Coordonnateur du Bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique Centrale Dr. Athman MRAVILI et du Coordonnateur résident du Système des Nations-Unies au Congo Abdourahmane DIALLO.

 

Selon la FAO, près de 40% des enfants de moins de cinq ans en Afrique centrale souffrent de malnutrition chronique, et les taux de malnutrition aiguë demeurent préoccupants, avec des taux dépassant les 10% dans certains pays de la région. Cette situation de malnutrition est exacerbée par des inégalités d’accès aux ressources, notamment les femmes et les jeunes, qui restent les plus touchés par des limitations d’accès aux terres, à l’éducation et aux services de santé.

En 2020, la FAO estimait que près de 60% de la population en Afrique centrale vivait sous le seuil de pauvreté, ce qui aggrave la précarité alimentaire. Malgré les efforts indéniables consentis par les États de la région, notamment à travers l’adoption de politiques agricoles, nutritionnelles et sociales plus inclusives, la situation reste préoccupante.

 

« Nous saluons les efforts déjà réalisés : adoption de plans nationaux de nutrition, mise en place d’alliances parlementaires, inclusion de la nutrition dans les politiques agricoles. Mais nous devons aussi reconnaître que ces efforts doivent aujourd’hui être amplifiés, accélérés et coordonnés avec une plus grande persistance. Nous savons que pour éradiquer la faim et la malnutrition, il nous faut agir ensemble. La complexité des défis appelle une réponse coordonnée, multisectorielle, inclusive. Et c’est exactement l’esprit qui anime cette formation. » a fait savoir le Dr. Athman MRAVILI, Coordonnateur du Bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique Centrale.

 

“Cadres d’action pour la réalisation du droit à l’alimentation”, “Alliances Parlementaires – catalyseurs de changement durable”, “Gouvernance responsable et engagement des acteurs pour le droit à l’alimentation”, sont les thématiques qui seront abordées en sessions lors de cette formation.

Résolument pratique, interactive et transformative, cette formation devra permettre aux participants d’identifier des pistes concrètes d’action, de renforcer leur compréhension du droit à l’alimentation, de s’approprier les outils de l’agriculture sensible à la nutrition, et de contribuer activement à l’agenda régional en préparation du Troisième Sommet Parlementaire Mondial contre la Faim et la Malnutrition, prévu en 2026 en Afrique.

La présente formation sera l’occasion de faciliter la structuration et la mise en réseau entre les parlementaires, les acteurs gouvernementaux, la société civile et les organisations internationales pour promouvoir une gouvernance inclusive et multisectorielle, en tenant compte des besoins spécifiques des femmes et des groupes vulnérables dans la formulation des politiques agricoles ; analyser et formuler des recommandations législatives et politiques visant à intégrer l’agriculture sensible à la nutrition et garantir l’égalité d’accès à la nourriture au niveau national, tout en prenant en compte les dimensions de genre.

 

La FAO, à travers son Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les États, partenaires et acteurs en charge de ces secteurs.

 

« J’ai l’intime conviction que la présente session de formation est un haut moment d’apprentissage, yld’échanges fructueux, d’engagement renouvelé, pour allumer la flamme du progrès en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique Centrale. » a déclaré Isidore MVOUBA, Président de l’Assemblée Nationale du Congo, Président Actif de l’Alliance Parlementaire Congolaise pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle.

 

Par ailleurs, il a salué le travail réalisé et les résultats obtenus au sein des alliances existantes et qui ne cessent d’œuvrer pour la nutrition, en partenariat avec les institutions nationales, la société civile et les agences du Système des Nations-Unies, notamment la FAO.

Il reste convaincu que l’existence du Réseau des Alliances Parlementaires d’Afrique Centrale sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle, augure un bel avenir pour l’agriculture, la pêche et la sylviculture, dans les différents Etats de la sous-région.  « C’est un pari à gagner ! », a-t-il lancé, avant d’exhorter les participants à s’abreuver, sans retenue, à la source des précieuses connaissances qui leur seront dispensées.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rappel, le Droit à l’Alimentation : Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental, reconnu depuis la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948), et réaffirmé par des instruments internationaux tels que le Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels (PIDESC). Malgré cette reconnaissance, la mise en œuvre effective de ce droit reste un défi majeur, notamment en Afrique centrale, où la malnutrition et l’insécurité alimentaire touchent des millions de personnes. Ce droit à l’alimentation appelle à des politiques agricoles et nutritionnelles qui assurent un accès équitable aux ressources pour tous, en particulier pour les groupes les plus vulnérables, comme les femmes rurales et les enfants.

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