RENTRÉE SCOLAIRE AU CONGO : L’UNICEF APPELLE À LA VIGILANCE ET ACCÉLÈRE SUR LE PRÉSCOLAIRE
- Education
- 4 septembre 2026
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À l’approche de la rentrée scolaire en République du Congo, la sécurité des élèves, la préparation des établissements et le développement de l’éducation préscolaire s’imposent comme des priorités. Ces enjeux étaient au cœur d’une audience accordée, ce 4 septembre à Brazzaville, par le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation Pr Jean-Luc MOUTHOU à la représentante de l’UNICEF en République du Congo, Mariavittoria BALLOTTA. La planification de la rentrée et l’inauguration prochaine de nouvelles salles de classe destinées à l’éducation pré-primaire ont notamment été examinées.
Une attention particulière a également été accordée à la situation sanitaire dans la sous-région, marquée par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
« Il est important en vue de la rentrée scolaire que les dispositions soient prises à niveau de différents départements pour que les enfants et la communauté éducative commencent l’école en toute sécurité », a déclaré la représentante de l’UNICEF, rappelant toutefois qu’aucun cas n’a été signalé à ce jour en République du Congo.
La future loi scolaire, qui devrait être soumise prochainement à l’appréciation du Parlement, figure également parmi les grands dossiers évoqués. Pour l’UNICEF, ce texte doit constituer un cadre important pour améliorer la qualité et l’accès à l’éducation.
L’une des avancées majeures concerne l’éducation préscolaire.
« On se réjouit de l’avancée, d’avoir pu positionner le préscolaire dans la loi scolaire comme un niveau d’éducation obligatoire », a souligné la représentante onusienne.
Cette orientation repose sur l’importance des premières années dans le parcours de l’enfant. « Cette préparation permet davantage de succès aux enfants une fois qu’ils rentrent à la première année du primaire et ça montre une facilité d’apprentissage tout au long du parcours scolaire », a-t-elle expliqué.
Mais cette ambition nécessitera des moyens conséquents. Plusieurs établissements ne disposent toujours pas de salles préscolaires, tandis que de nombreuses familles ne peuvent supporter les coûts élevés de certaines structures privées.
« Il faut que l’éducation préscolaire soit accessible financièrement et soit accessible d’un point de vue géographique et que les ressources soient mises à disposition, y compris des enseignants et des éducateurs formés », a insisté la Représentante de l’UNICEF.
La question du financement de l’éducation prend ainsi toute son importance au moment où le Congo finalise son Plan national de développement pour les cinq prochaines années.
« L’éducation n’est pas une dépense, elle est un investissement », a affirmé la diplomate de l’UNICEF, convaincue que des investissements durables dans le secteur permettront de former des jeunes compétents, capables d’intégrer le marché du travail et de contribuer au développement du pays.
À travers cette audience, le MEPPSA et l’UNICEF réaffirment leur volonté de faire de la rentrée scolaire, de la sécurité sanitaire et du développement du préscolaire des priorités majeures pour l’avenir de l’éducation au Congo.
« Il est important en vue de la rentrée scolaire que les dispositions soient prises à niveau de différents départements pour que les enfants et la communauté éducative commencent l’école en toute sécurité », a déclaré la représentante de l’UNICEF, rappelant toutefois qu’aucun cas n’a été signalé à ce jour en République du Congo.
« Il faut que l’éducation préscolaire soit accessible financièrement et soit accessible d’un point de vue géographique et que les ressources soient mises à disposition, y compris des enseignants et des éducateurs formés », a insisté la Représentante de l’UNICEF.