CONGO : PIERRE MABIALA SIFFLE « LA FIN DE LA RÉCRÉATION » ET ENGAGE LA GRANDE TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

CONGO : PIERRE MABIALA SIFFLE « LA FIN DE LA RÉCRÉATION » ET ENGAGE LA GRANDE TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

Un nouveau chapitre s’ouvre dans la réforme de l’administration publique congolaise. Face aux agents de son département ministériel, le ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social, Pierre MABIALA, a dévoilé, jeudi 23 juillet à Brazzaville, une feuille de route marquée par un message de fermeté : restaurer l’autorité de l’État, combattre les antivaleurs et bâtir une Fonction publique plus moderne, performante et tournée vers le citoyen.

 

Dans une intervention qui fixe les priorités de son action, le ministre a placé la discipline, l’éthique, la responsabilité et le mérite au cœur de la nouvelle dynamique administrative.

« La Fonction publique n’est ni un privilège, ni un instrument de domination. Elle est une charge, un devoir et un engagement au service de l’intérêt général », a déclaré Pierre MABIALA.»

 

Un avertissement clair contre les dérives administratives

Le ministre a dressé un constat sans détour sur certains comportements qui fragilisent l’efficacité du service public : corruption, racket des usagers, absentéisme chronique, retards répétés, fonctionnaires fictifs, perception indue de salaires, double matriculation et réseaux frauduleux. Pour Pierre MABIALA, ces pratiques appartiennent désormais au passé.

 

« L’éradication des comportements déviants ancrés dans les habitudes professionnelles des fonctionnaires congolais constitue, pour moi, un objectif non négociable », a-t-il affirmé.

Le gouvernement entend ainsi renforcer les mécanismes de contrôle, appliquer les textes en vigueur et responsabiliser chaque agent public dans l’accomplissement de sa mission.

Digitalisation, contrôle et modernisation : les piliers de la réforme

Au cœur de cette transformation annoncée figure la digitalisation de l’administration publique. Le ministre prévoit notamment l’assainissement du fichier des agents de l’État, l’unification des bases de données de la Fonction publique et de la Solde, ainsi que la mise en place de nouveaux outils de contrôle.

Des contrôles réguliers, y compris des descentes inopinées dans les administrations, permettront de vérifier la présence effective des agents et leur engagement professionnel. Un numéro vert sera également mis à la disposition des usagers afin de signaler les actes de corruption et les atteintes à l’éthique administrative.

Le mérite au centre de la nouvelle gouvernance publique

Si la sanction vise les comportements déviants, le ministre veut également encourager les agents exemplaires. Il annonce l’instauration du Prix d’excellence de la Fonction publique, destiné à récompenser les fonctionnaires qui se distinguent par leur ponctualité, leur compétence, leur intégrité et la qualité du service rendu aux citoyens.

 

« Le mérite doit l’emporter sur les privilèges de quelques agents civils de l’État », a insisté Pierre MABIALA.

 

Une nouvelle organisation du travail annoncée

Dans le cadre de cette modernisation, le ministre a également évoqué le réaménagement des horaires de travail, avec un passage de 8 heures à 15 heures, tout en maintenant la durée hebdomadaire de travail à 35 heures. Cette mesure, selon lui, vise à améliorer l’organisation administrative et à renforcer l’efficacité du service public.

 

« La fin de la récréation » : un signal politique fort

Au terme de son intervention, Pierre MABIALA a envoyé un message clair aux agents publics : les réformes annoncées ne resteront pas de simples déclarations d’intention.

 

« J’appliquerai une politique de tolérance zéro face aux fonctionnaires déserteurs, aux retards répétés, à la corruption, au trafic d’influence, aux conflits d’intérêts et au harcèlement en milieu professionnel », a-t-il déclaré.

Avant de conclure par une formule qui restera comme le symbole de cette nouvelle orientation : « C’est sur ces mots que je siffle la fin de la récréation dans la Fonction publique congolaise. »

À travers cette sortie, le ministre Pierre MABIALA affiche l’ambition de conduire une profonde mutation de l’administration congolaise : une Fonction publique plus disciplinée, digitalisée, crédible et davantage au service de l’intérêt général.

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