COUR CONSTITUTIONNELLE DU CONGO : AUGUSTE ILOKI ÉCLAIRE LES ÉTUDIANTS DE L’IIPCJ SUR LES MÉCANISMES DE LA JUSTICE CONSTITUTIONNELLE

COUR CONSTITUTIONNELLE DU CONGO : AUGUSTE ILOKI ÉCLAIRE LES ÉTUDIANTS DE L’IIPCJ SUR LES MÉCANISMES DE LA JUSTICE CONSTITUTIONNELLE

Comment fonctionne la Cour constitutionnelle ? Qui peut la saisir ? Quel est son rôle dans la vie démocratique du pays ? Autant de questions auxquelles ont obtenu des réponses les étudiants de l’Institut International Polytechnique, Commerce et Juridique (IIPCJ), lors d’une visite guidée, le 11 juin 2026, au siège de cette haute juridiction à Brazzaville.

Accueillis dans la salle des audiences par le président de la Cour constitutionnelle, Auguste ILOKI, assisté des membres de son cabinet, les étudiants ont bénéficié d’un exposé approfondi sur l’histoire, les missions et l’organisation de l’institution chargée de garantir le respect de la Constitution.

Dès l’entame de son intervention, le Président de la Cour a rappelé le fondement même de toute institution républicaine. Retracant l’évolution de la juridiction constitutionnelle congolaise, il a indiqué que l’actuelle Cour constitutionnelle est l’héritière du Conseil constitutionnel créé en 1984 avant les réformes institutionnelles qui ont conduit à sa configuration actuelle.

Face à un auditoire attentif, le président a présenté les principales compétences de la Cour. Celle-ci contrôle la conformité des lois, des traités et des accords internationaux à la Constitution, tout en veillant au bon fonctionnement des institutions de la République.

 

« La Cour est juge de la régularité de l’élection du Président de la République. Elle examine les réclamations, tranche les contentieux et proclame les résultats définitifs », a-t-il souligné.

La juridiction intervient également dans le contentieux des élections législatives et sénatoriales ainsi que dans le contrôle des référendums.

L’un des moments les plus instructifs de la rencontre a porté sur le droit de saisine de la Cour constitutionnelle. Auguste Iloki a rappelé que tout citoyen estimant qu’une disposition législative est contraire à la Constitution peut saisir l’institution.

« Tout particulier peut saisir la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois », a-t-il précisé.

 

De la gauche à la droite en 3è position, le président de la Cour Constitutionnelle du Congo

Répondant aux nombreuses questions des étudiants, le président a également détaillé ses propres attributions. Il reçoit les saisines adressées à la Cour, dirige les travaux de l’institution, préside les audiences et représente la juridiction auprès des autorités de la République.

« En cas de partage des voix, la voix du président devient prépondérante », a-t-il expliqué.

 

Les échanges ont aussi porté sur la place des instruments internationaux dans l’ordre juridique congolais. Le président a rappelé que plusieurs textes majeurs relatifs aux droits humains, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, sont intégrés dans le préambule de la Constitution.

Cette immersion a particulièrement marqué les étudiants, dont plusieurs découvraient pour la première fois la Cour constitutionnelle.

Étudiante en première année de Relations internationales et Sciences politiques à l’IIPCJ, Okonka Princia s’est dite satisfaite de cette expérience.

« J’ai compris facilement. Le président a répondu simplement et clairement aux différentes questions. Cela m’a beaucoup plu », a-t-elle confié.

Pour la jeune étudiante, cette visite a permis de mieux comprendre le rôle d’une institution souvent perçue comme complexe par le grand public.

« C’est la première fois que je viens ici. J’ai beaucoup aimé l’accueil et l’ambiance. C’était vraiment impressionnant », a-t-elle déclaré.

À l’endroit de la jeunesse congolaise, elle a lancé un message de persévérance : « Je demande aux jeunes de poursuivre leurs études et de travailler sérieusement, parce qu’il n’y a pas de réussite sans travail. »

La rencontre a également pris une dimension inspirante lorsque le président Auguste ILOKI a évoqué son parcours professionnel, depuis ses études de droit jusqu’à sa nomination à la tête de la Cour constitutionnelle, après avoir exercé comme juge, conseiller juridique, directeur de cabinet, avocat général et vice-président de l’institution.

En ouvrant ses portes aux étudiants de l’IIPCJ, la Cour constitutionnelle a offert bien plus qu’une visite guidée : une immersion au cœur des mécanismes qui garantissent l’État de droit. Une initiative qui contribue à former une jeunesse davantage informée sur le fonctionnement des institutions de la République et les fondements de la démocratie congolaise.

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