Thèse/UMNG : Le Dr DZABOUA MONKALA révèle les secrets métaphoriques de l’œuvre de Pierre Ntsemou
- Enseignement SupérieurSociété
- 6 février 2026
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L’Université Marien Ngouabi, en République du Congo, a enregistré le jeudi 5 février 2026 à Brazzaville un moment académique d’exception avec la soutenance publique de la thèse de DZABOUA MONKALA, désormais Docteur en lettres, spécialité stylistique et grammaire. Intitulée « Métaphore dans l’œuvre de Pierre Ntsemou : pour une exploration de l’analogie et des implicites informationnels », cette recherche de 368 pages place la métaphore au cœur de l’analyse linguistique et stylistique de l’œuvre de l’écrivain congolais. Elle s’inscrit dans le domaine des lettres, au sein de la formation doctorale Espaces littéraires, linguistiques et culturels, option langue française.
Structurée en trois grandes parties, la thèse explore successivement : le cadre conceptuel, théorique et méthodologique de la métaphore ; sa caractérisation culturelle et thématique (éros, sexualité, féminité, violence, références bibliques et culturelles) ; la rhétorique métaphorique et sa fonction sociale, à travers des métaphores animalières, végétales et culinaires propres à l’imaginaire congolais.
« L’objectif visé est de définir des structures dans l’écriture de Pierre Ntsemou et de les classer par des structures sérielles afin de montrer les particularités esthétiques de ces métaphores », a expliqué le candidat devant le jury.
Présidé par le Pr Édouard NGAMOUNTSIKA (Université Marien NGOUABI), le jury comprenait notamment le Pr Mathias GOHY IRIÉ BI (Université Alassane Ouattara, Côte d’Ivoire) intervenant en visioconférence, les professeurs congolais Guy-Roger Cyriac GOMBÉ-APONDZA et Arsène ELONGO, ainsi que le Maître de conférences Dr Sidoine Romaric MOUKOUKOU.
S’appuyant sur un corpus de genres mixtes : poésie, roman et théâtre, le doctorant a démontré que Pierre Ntsemou privilégie largement la métaphore en absentia, engageant activement le lecteur dans la construction du sens.
« Au-delà de la simple substitution lexicale, la métaphore chez Pierre Ntsemou se manifeste comme un processus interactif qui combine les significations et crée des analogies sophistiquées concourant à la création littéraire », a renchéri DZABOUA MONKALA, arguant qu’il s’agit d’une stratégie d’écriture visant à faire participer le lecteur à la compréhension de l’œuvre.
Dirigée par le Pr Arsène ELONGO, Professeur titulaire à l’Université Marien NGOUABI, la thèse mobilise les approches analogique et pragmatique, en s’appuyant sur les notions d’implicite, de présupposition et de sous-entendu.
« L’usage abondant de la métaphore en absentia dans ses œuvres montre que cet auteur privilégie une structure métaphorique où le domaine cible est indiqué par présupposition et sous-entendus informationnels », a précisé le doctorant.
À l’issue des délibérations, l’ensemble du jury a unanimement salué la rigueur méthodologique, l’originalité de l’approche et la contribution majeure de cette recherche à la stylistique et à la critique littéraire congolaise.
« On vous attribue le grade de Docteur de l’Université Marien Ngouabi, avec la mention très honorable », a conclu le jury.
Présent dans la salle, l’écrivain Pierre Ntsemou n’a pas caché son émotion face à cette lecture approfondie de son œuvre, estimant que « cette thèse met en lumière des dimensions de mon écriture que je n’avais pas toujours conscientisées ».
Avec cette soutenance, DZABOUA MONKALA signe une contribution scientifique de premier plan, appelée à marquer durablement la recherche en stylistique et en linguistique africaine, tout en offrant une nouvelle clé de lecture de l’œuvre de Pierre Ntsemou.
« L’objectif visé est de définir des structures dans l’écriture de Pierre Ntsemou et de les classer par des structures sérielles afin de montrer les particularités esthétiques de ces métaphores », a expliqué le candidat devant le jury.
« Au-delà de la simple substitution lexicale, la métaphore chez Pierre Ntsemou se manifeste comme un processus interactif qui combine les significations et crée des analogies sophistiquées concourant à la création littéraire », a renchéri DZABOUA MONKALA, arguant qu’il s’agit d’une stratégie d’écriture visant à faire participer le lecteur à la compréhension de l’œuvre.
« L’usage abondant de la métaphore en absentia dans ses œuvres montre que cet auteur privilégie une structure métaphorique où le domaine cible est indiqué par présupposition et sous-entendus informationnels », a précisé le doctorant.
« On vous attribue le grade de Docteur de l’Université Marien Ngouabi, avec la mention très honorable », a conclu le jury.