JOURNÉE DES NATIONS UNIES : LE CONGO RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT MULTILATÉRAL ET TRACE LES PRIORITÉS DE L’ONU POUR 2027-2031
- CoopérationDiplomatiePaix
- 2 novembre 2026
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Le multilatéralisme peut-il encore peser face aux crises mondiales ? À Brazzaville, la République du Congo et le système des Nations Unies ont remis cette question au cœur des échanges lors de la célébration de la Journée des Nations Unies. Au-delà du 81ᵉ anniversaire de l’organisation, la rencontre a surtout été l’occasion de réaffirmer les engagements du Congo et de présenter les grandes orientations du nouveau cadre de coopération ONU-Congo 2027-2031.
Intervenant devant les autorités congolaises, les diplomates et les partenaires institutionnels, le Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo, Abdourahamane Diallo, a insisté sur la nécessité de préserver la coopération internationale, fragilisée par les conflits, la réduction des ressources et les défis technologiques.
« La République du Congo est l’un des plus fervents avocats et défenseurs du multilatéralisme », a-t-il déclaré, rappelant le rôle du pays dans la promotion du dialogue entre les nations. Il a également appelé à une transformation de l’ONU pour la rendre plus efficace et mieux adaptée aux réalités du XXIᵉ siècle.
Trois priorités pour le partenariat 2027-2031
Cette célébration intervient dans un contexte particulier pour la coopération entre Brazzaville et les Nations Unies. Validé les 28 et 29 octobre 2026, le nouveau Cadre de coopération 2027-2031 repose sur trois axes : la transformation économique et la valorisation du capital naturel ; le développement du capital humain et l’inclusion sociale ; ainsi que la gouvernance et l’efficacité de l’action publique.
Un partenariat appelé à accompagner les ambitions nationales, notamment la Vision Congo 2063 et le prochain Plan National de Développement.
« Les Nations Unies ne viennent pas avec un agenda qui se substitue à celui du Congo. Elles s’alignent sur les priorités du pays », a précisé Abdourahamane Diallo.
Rosalie Matondo défend la place de l’Afrique
Au nom du gouvernement, la ministre de l’Économie Forestière, Rosalie Matondo, a placé cette célébration sous le signe de la solidarité internationale et de la représentativité des nations.
« Nous réaffirmons notre foi collective dans le multilatéralisme comme seul outil capable de guider l’humanité face aux tempêtes mondiales », a-t-elle souligné.
La ministre a notamment réitéré la position africaine en faveur d’une meilleure représentation du continent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Une réforme qu’elle juge nécessaire pour tenir compte des réalités d’un monde multipolaire.
Forêts : le rendez-vous du 6 novembre en ligne de mire
Autre enjeu majeur porté par la diplomatie congolaise : la protection des forêts et la lutte contre le changement climatique. Rosalie Matondo a rappelé l’engagement du Congo en faveur de l’afforestation, du reboisement et de la gestion durable des ressources forestières.
Le lancement, le 6 novembre prochain à Brazzaville, de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts (2027-2036) constitue une échéance importante. Cette initiative, issue de la dynamique impulsée par le Congo lors de la conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement de 2024, ambitionne de mobiliser la communauté internationale autour de la restauration des écosystèmes forestiers.
La cérémonie a également été marquée par la projection d’un film sur les résultats des interventions du système des Nations Unies au Congo en 2025, ainsi que par une prestation d’un orchestre symphonique d’enfants accompagnant l’entrée du drapeau congolais.
Entre défense du multilatéralisme, nouvelles orientations de coopération et leadership environnemental, Brazzaville entend ainsi maintenir sa place dans les grands débats internationaux. Reste désormais à traduire ces engagements en avancées concrètes au bénéfice des populations.
« Les Nations Unies ne viennent pas avec un agenda qui se substitue à celui du Congo. Elles s’alignent sur les priorités du pays », a précisé Abdourahamane Diallo.
« Nous réaffirmons notre foi collective dans le multilatéralisme comme seul outil capable de guider l’humanité face aux tempêtes mondiales », a-t-elle souligné.