CEMAC : ANCIENNES PIÈCES DE FCFA, CALENDRIER ET MODALITÉS D’ÉCHANGE FIXÉS PAR LA BEAC
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- 31 octobre 2026
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Dès le 1er novembre 2026, les anciennes pièces de monnaie frappées entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dans les six pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Leurs détenteurs disposeront néanmoins d’un délai de douze mois pour les échanger à leur valeur faciale. À Brazzaville, le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Serge Dino Daniel NGASSAKYS, a précisé le calendrier et les modalités de cette opération lors d’une rencontre avec les médias, le 28 octobre 2026.
Le retrait concerne sept valeurs de monnaie métallique : 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 francs CFA.
Issues des anciennes gammes émises entre 1958 et 1985, ces pièces ne pourront plus servir aux paiements courants à compter du 1er novembre prochain.
La mesure découle d’une décision du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), prise lors de sa session ordinaire du 7 octobre 2026. Elle vise à organiser le retrait progressif de ces anciennes gammes tout en permettant aux détenteurs de récupérer intégralement leur valeur nominale pendant la période d’échange prévue.
Un an pour échanger les anciennes pièces sans perte de valeur
La démonétisation ne signifie pas que les détenteurs perdront l’argent correspondant aux pièces concernées. La BEAC prévoit leur échange à valeur faciale, c’est-à-dire sans réduction du montant nominal.
« Elles seront échangées sans aucune perte de valeur », a assuré Serge Dino Daniel NGASSAKYS.
Concrètement, une ancienne pièce de 50 FCFA donnera droit à 50 FCFA lors de l’échange. Il en sera de même pour les autres dénominations concernées.
Cette précision est essentielle pour les ménages, les commerçants et les autres acteurs économiques qui utilisent la monnaie métallique dans leurs transactions quotidiennes. À partir du 1er novembre 2026, les anciennes pièces visées ne pourront plus être utilisées pour régler des achats ou des prestations. Elles resteront toutefois échangeables auprès des établissements habilités jusqu’au 31 octobre 2027.
La perte du cours légal et la conservation temporaire d’une possibilité d’échange correspondent ainsi à deux réalités distinctes : les pièces ne pourront plus servir directement aux paiements, mais leurs détenteurs pourront encore en récupérer la valeur pendant la période fixée.
BEAC, banques et microfinance : le calendrier des échanges
L’opération s’étendra sur douze mois, du 1er novembre 2026 au 31 octobre 2027, selon deux phases successives.
Première phase : du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027
Pendant neuf mois (09), les détenteurs pourront échanger leurs anciennes pièces aux guichets :
▪️de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ;
▪️des banques commerciales ;
▪️des établissements de microfinance.
Deuxième phase : du 1er août au 31 octobre 2027
Durant les trois derniers mois, les échanges seront assurés exclusivement par la BEAC. Cette organisation prévoit une première période au cours de laquelle plusieurs catégories d’établissements financiers participeront à l’opération, avant une centralisation des derniers échanges auprès de la banque centrale.
Pour les détenteurs, le respect de ce calendrier sera déterminant. Le 31 octobre 2027 constitue la date limite annoncée pour échanger les anciennes pièces concernées.
Quelles pièces de FCFA resteront valables en zone CEMAC ?
Toutes les pièces actuellement utilisées dans la sous-région ne sont pas visées par la démonétisation.
Les pièces appartenant aux gammes de 2006 et de 2024 conserveront leur cours légal et leur pouvoir libératoire dans les six pays de la CEMAC : le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.
À compter du 1er novembre 2026, ces gammes constitueront les pièces de monnaie encore valables pour les transactions courantes, tandis que les anciennes pièces concernées devront être présentées aux guichets habilités pour être échangées.
Cette distinction concerne directement les consommateurs, les commerçants, les transporteurs et les professionnels du petit commerce, pour lesquels la monnaie métallique reste un instrument de règlement des transactions quotidiennes.
La BEAC entend donc renforcer l’information du public afin de limiter les confusions entre les pièces retirées et celles qui conserveront leur validité.
La sensibilisation, un enjeu pour les commerçants et les consommateurs
La réussite de l’opération dépendra aussi de la capacité des populations à reconnaître les différentes gammes de pièces. Sur les marchés, dans les transports et dans les petits commerces, où les paiements en espèces occupent une place importante, une information insuffisante pourrait compliquer les transactions au moment de l’entrée en vigueur de la mesure.
Interrogé sur les moyens de faciliter cette distinction, Serge Dino Daniel Ngassakys a insisté sur l’efficacité des supports visuels pour expliquer les changements.
« Rien n’est mieux que l’image », a-t-il indiqué, en soulignant l’intérêt de présenter côte à côte les pièces concernées par le retrait et celles qui resteront en circulation.
La banque centrale prévoit également des actions d’information et de sensibilisation sur le territoire national. La mobilisation des médias, des banques commerciales et des établissements de microfinance doit contribuer à faire connaître les échéances et à orienter les détenteurs vers les guichets appropriés.
L’enjeu est particulièrement important pour les petits commerçants et les consommateurs qui manipulent régulièrement des pièces de faible valeur, sans nécessairement connaître leur année d’émission ou leur gamme monétaire.
Qualité de la monnaie métallique : les raisons du retrait
Au-delà du calendrier d’échange, la démonétisation répond à un objectif de maintien de la qualité de la monnaie en circulation dans la sous-région.
L’ancienneté de certaines pièces et l’évolution des techniques de fabrication figurent parmi les raisons avancées par la BEAC. « Cette opération vise essentiellement à améliorer la qualité des pièces de monnaie en circulation », a expliqué le directeur national.
Il a également précisé que le retrait n’était pas principalement motivé par la présence de fausses pièces dans les anciennes gammes, mais par la nécessité de préserver la qualité de la circulation fiduciaire.
La question de la thésaurisation a aussi été évoquée au cours des échanges avec les journalistes. Ce phénomène, qui consiste à conserver de la monnaie plutôt qu’à la remettre en circulation, fait partie des comportements abordés par le responsable de la BEAC dans ses explications.
Le renouvellement des pièces s’inscrit ainsi dans une démarche de gestion de la monnaie métallique, avec un retrait progressif des anciennes gammes et le maintien en circulation des pièces plus récentes.
Deux dates à retenir pour les détenteurs de pièces
Pour les populations et les opérateurs économiques, deux échéances concentrent l’essentiel des informations à retenir.
📍Le 1er novembre 2026 marque la fin du cours légal des pièces de 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA issues des anciennes gammes frappées entre 1958 et 1985. À partir de cette date, elles ne pourront plus être utilisées pour les paiements courants.
📍Le 31 octobre 2027 correspond à la fin de la période d’échange annoncée. Jusqu’à cette échéance, les détenteurs pourront récupérer la valeur faciale de leurs anciennes pièces auprès des établissements habilités, selon les deux phases prévues.
Dans la zone CEMAC, cette opération monétaire appelle donc une adaptation des habitudes de paiement et une diffusion claire des informations auprès du public. Pour les usagers, le principal réflexe consiste à identifier les pièces concernées et à effectuer leur échange dans les délais impartis.
« Elles seront échangées sans aucune perte de valeur », a assuré Serge Dino Daniel NGASSAKYS.
« Rien n’est mieux que l’image », a-t-il indiqué, en soulignant l’intérêt de présenter côte à côte les pièces concernées par le retrait et celles qui resteront en circulation.