CONGO : Avant la présidentielle de 2026, la FOC exige le dialogue inclusif et la libération des prisonniers politiques.

CONGO : Avant la présidentielle de 2026, la FOC exige le dialogue inclusif et la libération des prisonniers politiques.

  • Politique
  • 27 avril 2025
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En République du Congo, la Fédération Congolaise de l’Opposition (FOC) se réjouit de la prise de conscience collective exprimée par les appels au rassemblement des forces de l’opposition. Seulement, selon les membres de cette plateforme , une telle approche nécessite une concertation préalable afin de définir les objectifs communs et tirer les leçons des échecs antérieurs. « Aujourd’hui, la FOC adhère à toute initiative des vraies forces de l’opposition pour l’élection de 2026 avec des exigences majeures qui sont : la libération préalable des prisonniers personnels de Monsieur Dénis SASSOU-NGUESSO que sont Jean Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI SALISSA ; l’amnistie générale en faveur de tous les prisonniers exilés politiques ; la tenue d’un dialogue national inclusif », ont fait savoir les membres de la Fédération Congolaise de l’Opposition (FOC) le 26 avril 2025 à Brazzaville, à l’issue de la session ordinaire du Conseil fédéral. Rencontre tenue sous la présidence de Jean Félix DEMBA NTELLO qui a avait à ses côtés les responsables de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), du Front pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique (FROCAD) et de la Composante de Jean Marie Michel MOKOKO (CJ 3M). 

 

À moins d’un an de l’élection présidentielle, la FOC pose donc une condition à ce dialogue, et pas des moindres. Son approche, selon elle, découle d’une profonde analyse de l’histoire politique du Congo qui leur a permis de circoncire leurs objectifs et stratégie d’un dialogue national inclusif dont les points essentiels sont : réconcilier les Congolais et mettre fin aux violences politiques ; mettre un terme au naufrage abyssal en cours dans le pays ; jeter les bases consensuelles d’un nouveau départ pour la reconstruction du Congo qui exige une transition politique systémique afin d’une refondation de l’État-nation et de la relance de l’économie nationale, la répartition équitable des richesses nationales, etc.

 

Jean Félix DEMBA NTELLO, Président de la Fédération Congolaise de l’Opposition.

« Pour la Fédération Congolaise de l’Opposition, l’échéance électorale annoncée de 2026, ne changera rien aux pratiques malsaines du PCT dans l’organisation des élections depuis son retour par les armes en 1997. Pour elle, seule une halte politique, dans le cadre d’un Dialogue National Inclusif avant l’échéance de 2026, pour créer les conditions d’un nouveau départ dans le cadre d’un large consensus, en vue de la reconstruction du Congo . Ce dialogue national inclusif ne saurait être confondu avec les rituels des concertations cycliques organisées dans nos localités, par le PCT, à la veille de chaque échéance électorale » a déclaré Jean Félix DEMBA NTELLO, Président de la FOC.

 

Ayant déjà adopté un projet structurant de ce dialogue, la FOC dit être disposé à se joindre à toutes les forces de l’opposition et du pouvoir pour en discuter les modalités de sa réalisation. Ces derniers disent avoir déjà rencontré le Président du Sénat et le SG du PCT pour leur soumettre ces questions afin de tenter de trouver. Malheureusement du côté du Directeur de Cabinet du chef de l’État et le Président de l’Assemblée Nationale c’est le silence qui a été de mise.

 

 « Pour le dialogue, nous sommes prêts. La volonté, nous l’avons exprimé en allant voir nos compatriotes qui sont au pouvoir. La balle est dans leur camp », avoue le conférencier avant d’exprimer, au nom de la FOC leur patience dans l’aboutissement de ce dialogue. Ce, pour l’intérêt du peuple congolais.

 

À propos de la passe d’armes existante actuellement entre Clément MIERASSA et Pascal TSATSI MABIALA, le Président de la FOC a rappelé qu’un opposant ne se décrète pas par décret. Aussi, l’UPADS et son dirigeant sont aujourd’hui solidaires de l’action gouvernementale.

 

« TSATSI MABIALA est dans une perfidie en préférant donné au PCT tout ce que représentait la force de Pascal LISSOUBA dans les pays du Niari. Et s’il y a un traître à l’UPADS, c’est bien lui et surtout il n’est pas un opposant », a-t-il évoqué tenant compte des remarques des anciens membres de ce parti politique qui lui demandent de convoquer le congrès.

La FOC reste ouverte à tous, sauf aux “taupes”, a-t-on appris.

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