CONGO : DES RESPONSABLES DE L’ÉGLISE KIMBANGUISTE DÉCORÉS POUR LEUR ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA PAIX
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- 1 juillet 2026
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La République du Congo a rendu hommage à plusieurs responsables de l’Église kimbanguiste pour leur contribution à la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Organisée le 29 juin 2026 au Centre d’accueil et administratif de l’Église kimbanguiste, au Plateau des 15 Ans à Brazzaville, la cérémonie a réuni membres du gouvernement, autorités civiles et militaires, responsables religieux ainsi que partenaires internationaux autour d’un double événement : la remise des distinctions de l’Ordre national de la Paix et l’ouverture officielle de l’antenne congolaise de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DDHU).
En application du décret présidentiel du 20 juin 2026 signé par le président de la République, Dénis Sassou N’Guesso, le Grand Chancelier des Ordres nationaux, le colonel Norbert Okiokoutina, a élevé Brice Voltaire Etou Obami, président délégué du Collège exécutif national de l’Église kimbanguiste, au grade d’Officier de l’Ordre national de la Paix.
Cinq autres responsables de cette confession religieuse ont également été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national de la Paix. Il s’agit d’Arthur Gampou, Daniel Batila, Emmanuel Imouani, Mathias Oba et Armel Etou Alali.

UNE RECONNAISSANCE DE L’ENGAGEMENT POUR LA PAIX
À travers ces distinctions, les autorités congolaises ont salué l’engagement des responsables kimbanguistes en faveur de la paix, de la discipline citoyenne, de la solidarité et de la cohésion nationale.
Présent à la cérémonie, le ministre de l’Entrepreneuriat et de la Formation Qualifiante, Rodrigue Malanda Samba, a souligné le rôle joué par cette communauté religieuse dans l’accompagnement des politiques publiques.
« Cette Église accompagne toujours les actions du gouvernement. Elle accomplit un important travail de moralisation et d’éducation au profit de nos compatriotes », a-t-il déclaré.
Selon le membre du gouvernement, ces distinctions traduisent la volonté de l’État de reconnaître les acteurs qui contribuent durablement au maintien de la paix et de la stabilité sociale.
S’exprimant au nom des récipiendaires, Brice Voltaire Etou Obami a donné une dimension spirituelle à cette reconnaissance, estimant que cette distinction honore avant tout l’œuvre spirituelle portée par l’Église kimbanguiste.
Il a exprimé la gratitude des récipiendaires envers le Chef de l’État : « Nous tenons d’abord à remercier Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, d’avoir élevé les responsables de l’Église kimbanguiste à titre exceptionnel dans l’Ordre national de la paix. Pour nous, c’est la reconnaissance d’un engagement quotidien en faveur de la paix et du développement ».
Évoquant les actions de l’Église, il a rappelé son rôle dans le développement socio-économique du pays : « Les kimbanguistes sont des hommes de paix, des travailleurs engagés et des acteurs du développement. Nous accompagnons les politiques publiques, notamment dans le domaine agro-pastoral. Aujourd’hui, notre centre agricole couvre environ 5 000 hectares avec des cultures de maïs, manioc, soja et arachide, ainsi que l’élevage ».
Il a également souligné l’engagement social et spirituel de l’institution : « L’Église kimbanguiste est engagée dans la promotion de la paix, de l’éducation, de la formation et de l’entrepreneuriat. Nous ne sommes pas en marge du développement national, nous y contribuons activement ».
Dans la même logique, il a insisté sur la vocation pacifique de l’Église : « Nous sommes une Église de paix, respectueuse des institutions de la République. À travers nos prières et nos enseignements, nous contribuons chaque jour à la consolidation de la cohésion sociale ».
Pour lui, cette distinction récompense l’engagement collectif de toute une communauté religieuse au service de la paix et du développement du Congo.

Il a enfin rappelé la position de l’Église dans la société congolaise : « L’Église kimbanguiste marche avec l’autorité étatique établie », ajoutant que cette confession religieuse demeure « une et indivisible, fidèle à ses principes de paix et de discipline ».
UNE ANTENNE DE LA DDHU POUR RENFORCER L’ACTION EN AFRIQUE
La cérémonie a également été marquée par l’ouverture officielle de l’antenne nationale de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DDHU), appelée à devenir un centre de référence pour le continent africain sur les questions relatives aux droits de l’humanité, à la paix, à la protection de l’environnement et au développement durable.
L’inauguration a été présidée par Christophe Giovannetti, président de la Fédération des Nations Unies et Secrétaire général de la DDHU. Il a expliqué que cette implantation vise à adapter les grands principes internationaux aux défis contemporains.
« Elle va également apporter des solutions concrètes à tout ce que nous pouvons faire dans le domaine des droits de l’humanité », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette nouvelle structure constituera un espace de réflexion, d’expertise et d’action en faveur de la protection de l’être humain, de la préservation de l’environnement, de l’innovation au service du développement et de la responsabilité envers les générations futures. Il y voit également une illustration de l’engagement des autorités congolaises en faveur des droits de l’humanité.
L’antenne est placée sous la responsabilité de deux ambassadeurs de la DDHU : Brice Voltaire Etou Obami, chargé des questions liées à la paix et à l’environnement, et le commissaire-colonel major Michel Innocent Peya. Dotée de plusieurs espaces de travail, elle aura pour mission de promouvoir la coopération, la sensibilisation et les initiatives en faveur des valeurs universelles.
Recevant sa nomination en qualité d’ambassadeur de la DDHU, Brice Voltaire Etou Obami a salué la confiance placée en lui et en son collègue. Il a estimé que cette représentation renforcera les liens entre le Congo et la communauté internationale dans les domaines des droits de l’humanité, de la protection de l’environnement, du développement social, de l’éducation et de la coopération.
Il a également invité les Congolais à s’approprier cette nouvelle institution, convaincu qu’elle favorisera le développement de nouveaux partenariats avec les investisseurs et les acteurs du développement. Enfin, il a annoncé que des discussions étaient en cours en vue de la signature prochaine d’une convention de coopération entre la DDHU et la République du Congo.
Dans son intervention, Christophe Giovannetti a insisté sur la nécessité de passer des principes à l’action.
« Aujourd’hui, nous devons être dans l’action. Et agir suppose une bonne gouvernance et une responsabilité envers les générations futures », a-t-il rappelé.
UN MESSAGE QUI DÉPASSE LES DISTINCTIONS HONORIFIQUES
Au-delà des décorations, cette cérémonie a mis en lumière la volonté des autorités congolaises de valoriser le rôle des communautés religieuses dans la consolidation de la paix, du dialogue social et de la cohésion nationale.
En distinguant six responsables de l’Église kimbanguiste et en lançant simultanément l’antenne congolaise de la DDHU, le Congo a rappelé que la construction d’une paix durable repose autant sur l’action des institutions publiques que sur l’engagement des organisations religieuses, de la société civile et de tous les acteurs mobilisés en faveur de la dignité humaine, du développement et du vivre-ensemble.
« Cette Église accompagne toujours les actions du gouvernement. Elle accomplit un important travail de moralisation et d’éducation au profit de nos compatriotes », a-t-il déclaré.
Il a exprimé la gratitude des récipiendaires envers le Chef de l’État : « Nous tenons d’abord à remercier Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, d’avoir élevé les responsables de l’Église kimbanguiste à titre exceptionnel dans l’Ordre national de la paix. Pour nous, c’est la reconnaissance d’un engagement quotidien en faveur de la paix et du développement ».
« Elle va également apporter des solutions concrètes à tout ce que nous pouvons faire dans le domaine des droits de l’humanité », a-t-il indiqué.
« Aujourd’hui, nous devons être dans l’action. Et agir suppose une bonne gouvernance et une responsabilité envers les générations futures », a-t-il rappelé.