ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE AU CONGO : LE GOUVERNEMENT VEUT IMPOSER DE NOUVEAUX STANDARDS POUR LES TOUT-PETITS
- Education
- 3 novembre 2026
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L’éducation préscolaire congolaise entre dans une nouvelle phase de sa réforme. Le gouvernement engage la finalisation d’un guide national destiné à renforcer les exigences en matière d’infrastructures, d’encadrement pédagogique, de sécurité et de protection des tout-petits. Ouvert le 02 novembre 2026 à Brazzaville, un atelier de cinq jours, soutenu par la Banque mondiale à travers le programme TRÉSOR, doit permettre de finaliser et de valider cet instrument appelé à encadrer l’application des normes nationales dans les structures préscolaires.
L’enjeu dépasse la simple existence de textes réglementaires : il s’agit de faire en sorte que les prescriptions nationales se traduisent effectivement dans le fonctionnement quotidien des établissements accueillant les jeunes enfants. Quatre grands domaines sont concernés : l’environnement physique et les infrastructures, les normes pédagogiques, le personnel ainsi que la gestion et la gouvernance des structures.
Ces exigences portent notamment sur les conditions d’accueil, les équipements, les ressources humaines, les pratiques éducatives, la gestion administrative et la collaboration avec les familles. Le guide doit ainsi fournir des orientations pratiques aux inspecteurs, conseillers pédagogiques, responsables d’établissements, éducateurs et autres acteurs impliqués dans l’éducation de la petite enfance.
À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, a insisté sur la nécessité de passer des prescriptions réglementaires à leur application effective.
« L’existence de normes ne suffit pas à garantir leur application effective. Encore faut-il que les différents acteurs chargés de leur mise en œuvre puissent en comprendre, en maîtriser les exigences et disposer d’orientations pratiques pour les traduire dans leurs activités quotidiennes », a-t-il déclaré.
Pour le membre du gouvernement, la finalité est de garantir aux enfants un environnement favorable à leur développement cognitif, linguistique, social, affectif et moteur.

La qualité de l’éducation préscolaire repose également sur des conditions adaptées d’hygiène, de sécurité et de protection, ainsi que sur un accès plus équitable aux structures d’accueil.
« Investir dans la petite enfance, c’est donc investir dans le capital humain, dans l’égalité des chances et dans l’avenir de notre nation », a rappelé le ministre MOUTHOU, appelant à une mobilisation qui dépasse le seul cadre du ministère de l’Éducation. Les administrations publiques, les collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, les professionnels, les familles et les communautés sont ainsi appelés à contribuer à cette ambition.
De son côté, Arsène Harold BOUCKITA, Coordonnateur du programme TRÉSOR, a mis en avant la portée de ces instruments dans la transformation du secteur. Les normes et leur guide d’application doivent constituer des repères essentiels pour harmoniser les pratiques et accompagner durablement l’amélioration de l’éducation préscolaire au Congo.
Soutenu par la Banque mondiale, à travers l’Association internationale de développement (IDA), et le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), le programme TRÉSOR dispose d’un financement global de 94,625 millions de dollars. Il s’inscrit dans la dynamique de la Stratégie sectorielle de l’éducation 2021-2030, qui vise notamment un accès plus équitable à une éducation de base de qualité, avec une attention particulière aux zones rurales et aux populations vulnérables.

Au terme des cinq jours de travaux, le défi sera donc de disposer d’un guide opérationnel, compris et approprié par les acteurs de terrain. Car au-delà de sa validation officielle, c’est son application concrète dans les établissements qui permettra de mesurer les avancées de cette réforme au bénéfice des enfants.