Sommet de l’Union africaine : L’Afrique exige sa place, l’ONU promet de la défendre va
- International
- 16 février 2026
- Aucun commentaire
- 164
À Addis-Abeba, le Sommet de l’Union africaine a pris, ce 14 février 2026, une dimension résolument historique. Devant les dirigeants du continent, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, a livré un discours sans détours, plaçant l’Afrique au cœur des enjeux mondiaux de paix, de justice et de gouvernance internationale.
Dans un monde fracturé par les conflits et la méfiance, le chef de l’ONU a tenu à rappeler que l’Union africaine demeure « un bastion du multilatéralisme », saluant la solidarité constante des États africains au sein des Nations Unies. « Votre solidarité nous a rendus plus forts », a-t-il affirmé, visiblement ému, en évoquant une décennie de coopération stratégique renforcée.
Paix et sécurité : l’Afrique au centre des solutions
Du Soudan à la République démocratique du Congo, en passant par le Sahel, la Libye et la Somalie, António Guterres a dressé un tableau lucide des crises qui secouent le continent, tout en appelant à des engagements concrets. Il a insisté sur la nécessité de cessez-le-feu immédiats, de processus politiques inclusifs et d’un financement durable des missions africaines de paix, regrettant que certaines décisions clés restent bloquées au Conseil de sécurité.
Une réforme devenue incontournable
Moment fort du discours : la question de la représentation africaine dans la gouvernance mondiale. Le Secrétaire général a dénoncé une injustice persistante : « L’absence de sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité est indéfendable ». Avant de lancer, sous les applaudissements : « Nous sommes en 2026, pas en 1946 ».
Pour lui, l’Afrique ne peut plus être spectatrice des décisions qui façonnent le monde. « À chaque fois qu’il est question de l’Afrique et du monde, l’Afrique doit avoir voix au chapitre », a-t-il martelé.
Climat et économie : halte au pillage
Sur le plan économique et climatique, le message est tout aussi ferme. Alors que l’Afrique concentre une part majeure du potentiel solaire mondial, elle ne capte qu’une fraction des investissements dans les énergies propres.
Face à cette contradiction, António Guterres a lancé un appel clair : « Halte à l’exploitation. Halte au pillage. Les peuples d’Afrique doivent bénéficier des ressources de l’Afrique ».
Il a exhorté les pays développés à tenir leurs engagements financiers, à soutenir l’adaptation climatique et à accompagner une transition énergétique juste, équitable et créatrice de valeur sur le continent.
L’Afrique, priorité absolue
Balayant toute idée d’adieu, le Secrétaire général a conclu par un engagement personnel fort : « Jusqu’à la fin de mon mandat, l’Afrique sera la priorité numéro un de l’ONU ». Et même après, a-t-il assuré, « l’Afrique restera au centre de mes préoccupations et de ma solidarité active ».
Un message clair, puissant, et un avertissement à la communauté internationale : l’Afrique n’attend plus des promesses, elle exige des actes.
Face à cette contradiction, António Guterres a lancé un appel clair : « Halte à l’exploitation. Halte au pillage. Les peuples d’Afrique doivent bénéficier des ressources de l’Afrique ».