EMPLOI AU CONGO : « LES CONGOLAIS D’ABORD » ? LA FUTURE CIRCULAIRE DE RODRIGUE MALANDA SAMBA QUI PEUT REBATTRE LES CARTES DU MARCHÉ DU TRAVAIL

EMPLOI AU CONGO : « LES CONGOLAIS D’ABORD » ? LA FUTURE CIRCULAIRE DE RODRIGUE MALANDA SAMBA QUI PEUT REBATTRE LES CARTES DU MARCHÉ DU TRAVAIL

Le ton change au ministère de l’Emploi. Face à la montée du chômage et aux difficultés croissantes des jeunes à accéder au travail, le ministre congolais de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante, Rodrigue Charles MALANDA SAMBA, prépare une décision qui pourrait profondément modifier les règles du recrutement au Congo. En visite de travail à l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE), le 22 mai à Brazzaville, le membre du gouvernement a annoncé la signature imminente d’une circulaire destinée à protéger les emplois réservés aux nationaux. Une mesure qui intervient dans un contexte marqué par le chômage, la précarité sociale et les critiques récurrentes sur l’occupation de certains postes par des travailleurs étrangers.

Derrière cette annonce, un message politique fort : replacer les compétences congolaises au cœur du marché du travail national.

 

« Je ne travaillerai pas dans un autre cadre que celui du respect de la loi. Peut-être que vous ne vous rendez pas compte mais certains compatriotes ont du mal à joindre les deux bouts du mois. Nous sommes payés pour servir les citoyens, alors travaillons selon les instructions des autorités et pour le bien du peuple. D’ici à la fin de cette année, nous devrons inverser la courbe du chômage dans notre pays », a déclaré le ministre devant les agents de l’ACPE.

Plus qu’une simple visite administrative, cette descente a pris l’allure d’un avertissement adressé aux entreprises et aux structures qui contourneraient les textes en matière d’emploi local. Rodrigue MALANDA SAMBA veut désormais imposer une application stricte des lois afin que les postes destinés aux Congolais reviennent effectivement aux citoyens du pays.

« Nous ne sommes pas xénophobes mais nous devrons simplement respecter les textes », a-t-il insisté.

Avec cette future circulaire, le gouvernement veut envoyer un signal clair : l’ouverture économique du Congo ne devra plus se faire au détriment de la main-d’œuvre nationale. Les investisseurs étrangers restent les bienvenus, mais les emplois protégés par la réglementation devront être attribués prioritairement aux Congolais qualifiés.

Cette orientation pourrait relancer le débat sur la préférence nationale dans le secteur de l’emploi, un sujet rarement abordé aussi frontalement au sein de l’exécutif congolais.

Au cours des échanges avec les responsables de l’ACPE, le ministre a également insisté sur la nécessité d’améliorer l’efficacité des services publics de l’emploi afin d’apporter des réponses concrètes aux milliers de jeunes en quête d’insertion professionnelle.

À travers cette sortie remarquée, le ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation Qualifiante tente d’imposer une nouvelle doctrine : faire de l’emploi des Congolais une priorité d’État.

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