Les défis et les opportunités du financement de l’innovation technologique et de la transformation numérique : une tribune dédiée à cette problématique à Osiane.
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- 14 mai 2025
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Après la réussite du lunch business organisé le 13 mai, le Salon OSIANE a eu l’honneur d’accueillir au 2ème jour (14 mai 2025), la tribune sur “Les défis et les opportunités du financement de l’innovation technologique et de la transformation numérique”. Animée par des décideurs et leaders du secteur de la technologie, cette tribune lancée officiellement par Louis-Marc SAKALA, Directeur Général de l’ARPCE Congo, a mis l’accent sur les freins à l’accès au financement d’une part, des différents dispositifs existant d’autre part, ainsi qu’aux différentes opportunités de financement.
Dans son mot liminaire consacré au lancement technique des travaux du Salon OSIANE, le DG de l’ARPCE a rappelé que le thème de la 9ème édition de cette grande assise intitulé “Transformons nos défis en opportunités”, est un appel à l’audace grâce à la mutation que connaissent les sociétés du monde en général et congolaises en particulier. Aborder ce thème est plus important dans la mesure où il permettra d’emmener tous les participants à travailler ensemble afin que « ce qui était des défis d’hier soient des opportunités pour aujourd’hui et du succès pour demain » .

De nos jours, juge ce dernier, le numérique n’est plus un levier, mais plutôt un socle de transformations sur lesquelles s’appuient tous les secteurs (transport, santé, éducation, finances et autres) et qui trouvent tout appui sur le secteur du numérique. Ce secteur renfloue beaucoup d’ambitions pour des horizons futurs. Seulement en République du Congo, il fait encore face à des défis majeurs. Parmi lesquels : l’insuffisance des infrastructures ; le potentiel humain formé ; l’accompagnement financier que peuvent apporter les des institutions financières aux startups et entreprises du Congo afin de relever ces défis et d’innover davantage. La gouvernance numérique, les cadres juridiques restent perfectibles notamment en matière de cybersécurité, protection des données à caractère personnel.
« En suivant le bon exemple des pays qui ont fait face aux défis rencontrés, nous croyons que nous pouvons nous aussi transformer ces défis d’aujourd’hui en opportunités et en succès pour demain. Le thème d’Osiane 2025 nous interpelle car c’est avant tout un lieu de rencontres, de partage, de réflexions, et qui nous emmène à l’inspiration et à unir ensemble nos forces pour relever ces défis. Nous croyons que ce Salon trouvera tout le succès dans ce que nous organisateurs, représentants attendons » a précisé Louis-Marc SAKALA, remerciant toutes les délégations qui ont compris l’importance de s’unir afin de continuer la marche et d’atteindre ensemble les résultats pour les Nations d’Afrique.

Comment surmonter les obstacles à l’investissement ? Les mécanismes de financement alternatifs : venture capital, crowdfunding et autres innovations ; des problématiques qui ont meublé les échanges lors de cette rencontre.
Au nombre de difficultés qui se présentent dans l’écosystème numérique congolais, on note d’après Brice MAKAYA KOKOLO, DGA du FIGA, des problèmes de formalisation et d’ordre structurel des entreprises existantes sur le terrain, mais aussi les porteurs d’idées des startups. Ce qui justifie dans la mesure du possible des réticences pour les établissements financiers d’accompagner les entreprises dans le numérique. Un autre constat, explique-t-il, les établissements bancaires n’ont pas parfois d’expertise pour pouvoir analyser les dossiers dans le domaine du numérique.
Pour répondre à ces questionnements, le FIGA explore quelques pistes : l’impulsion c’est-à-dire accompagner les startups, entreprises en difficulté à se structurer, à pouvoir se formaliser, préparer leur business plan afin de pouvoir se présenter devant les banques. La 2è, c’est la garantie bancaire c’est-à-dire le FIGA ne prête pas, mais à travers son mécanisme, partage le risque de financement avec les banques et les micro-finances pour couvrir le risque du crédit dans le cadre du financement des TPMEA.
Dans son intervention, le DG de VivaTech a appelé ces opérateurs économiques à avoir des projets de vente qui vont tout exploser. Il ne suffit pas d’avoir simplement l’idée pour prétendre récupérer des fonds.
« Aujourd’hui 80% des startups qui reçoivent des financements font faillite. Ça veut dire qu’il y a aussi un problème de la culture des startups de l’entrepreneuriat. Il faut aussi changer de discours en ayant en conscience que la startup, c’est avant tout une entreprise qui n’est pas là que pour dépenser de l’argent mais aussi pour gagner de l’argent ; être là pour être responsable, attirer des talents. On ne peut pas faire cette transition tout seul. Il faut donc une transformation culturelle, rouvrir l’investissement à plus de gens qui sont parfaits », a évoqué François BITOUZET , DG de VivaTech. Ce qui pourra redonner envie aux startupeurs d’être des entrepreneurs en tant que tel, surtout en ayant de la rigueur, de la persévérance, a-t-il ajouté.
Cette tribune a été également l’occasion pour la Société de téléphonie mobile MTN Congo de faire un plaidoyer pour que les institutions financières puissent assouplir leurs conditions de financement. La société, par la voie de son Directeur Général, a dit ouvrir ses portes pour pour nouer des partenariats avec les organisations ou sociétés qui vont contribuer à régler les problèmes locaux réels.
« MTN est prête à soutenir et accompagner ces types de startups. Le déploiement de la 5G au Congo, c’est aussi une manière pour MTN de soutenir l’écosystème numérique local. Donc MTN est heureux de soutenir les startups en République du Congo. Ils sont heureux de vous accompagner, d’examiner les dossiers et candidatures. » a conclu Mohammed RUFAI, DG de MTN Congo.