Réinsertion sociale des ex-combattants : le HCREC-FIGA-PNUD signent un accord pour la mise en œuvre du projet “TATOUGUENO”.
- EntrepreneuriatPolitiqueSociété
- 21 avril 2025
- Aucun commentaire
- 493
Cet accord tripartite (Haut-Commissariat à la Réinsertion des Ex-Combattants, le PNUD et le Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement) signé le 19 avril 2025 à Brazzaville lors de la session de la Commission Nationale de Désarmement et Réinsertion des ex-combattants (CONADER) placée sous les auspices du Ministre d’État Florent TSIBA, Directeur de cabinet du Chef de l’État Congolais. Ce Protocole d’accord vise à circonscrire les activités devant être conduites pour favoriser une insertion durable des ex-combattants dans le tissu socio-économique national par l’entrepreneuriat.

Selon les termes du Programme cadre de mise en œuvre de l’approche intégrée du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, signé en 2017 entre la République du Congo et le PNUD, l’objectif assigné est d’accompagner les institutions nationales à la création des conditions pour une paix durable, grâce à l’accomplissement au Désarmement de 7.500 ex-combattants, à la Démobilisation et la Réinsertion de 10.000 ex-combattants et associés, tout en posant les bases pour un essor économique durable dans le département du Pool, bénéficiant directement à 20.000 citoyens et indirectement à toute la région et l’ensemble du pays.

À travers ce partenariat tripartite, il s’agira pour le PNUD de fournir des services visant à accompagner l’émergence d’entreprises agro-pastorales portées par des projets des ex-combattants et citoyens de la localité (formation et encadrement, accompagnement des bénéficiaires sur le processus de la formalisation de leurs groupements, sensibilisation et formation sur la culture du crédit et techniques de production agro-pastorale, suivi post-financement, élaboration et coordination de la mise en œuvre d’une stratégie de communication et de visibilité des interventions conduites).
« C’est une approche innovante qui encourage l’entreprise individuelle et salue l’investissement collectif pour la réussite. Je salue l’initiative prise par le Conseil d’administration du FIGA de participer à la réinsertion de 20.000 ex-combattants porteurs des projets crédibles et éligibles, capables de stimuler leur adhésion à l’essor des micro et petites entreprises dans le département du Pool à travers le projet TATOUNGUENO » a indiqué la Représentante résidente du PNUD, Adama-Dian BARRY.
Saluant l’engagement du Chef de l’Etat qui a mis à la disposition du PDDR les fonds nécessaires par le biais du FIGA, à travers le projet TATOUNGUENO, Haut-Commissaire Landy KOLELAS a rappelé que « la mobilisation des fonds demeure une préoccupation majeure pour les autres composantes du PDDR pour le département du Pool notamment le ramassage des armes résiduelles, la réintégration communautaire, la prise en charge des aspects transversaux, la gestion des risques, la réduction des violences communautaires, le volet développement local, la coordination et la gestion du programme ».
À ce jour, a-t-il ajouté, « le PDDR mérite son lancement effectif tout en poursuivant le plaidoyer au plan national et international sur la mobilisation des fonds nécessaires à sa mise en œuvre réussie ».

Mis en place par le Gouvernement, le FIGA qui est un outil destiné à accompagner les petites et moyennes entreprises assure sa disponibilité et son opérationnalisation pour accompagner ce programme de réinsertion des ex-combattants et des riverains.

« Le FIGA va jouer son rôle aux côtés du PNUD et du HCREC, tout en garantissant les financements des micro-projets des différents groupements qui vont s’exercer dans le domaine agro-pastoral et dans les activités artisanales. En sus d’apporter de la garantie auprès des micro-finances qui vont financer ces activités, nous allons appuyer à l’impulsion, c’est-à-dire l’appui à la formation et formalisation, au renforcement des capacités des différents bénéficiaires », a promis le Directeur Général du FIGA, Branham KITOMBO.
L’idéal serait, in fine, a-t-il poursuivi, de faire le suivi post-financement ; question de s’assurer que ces activités vont être pérennisées de manière à ce qu’elles puissent bénéficier aux différentes générations au Congo.
La réinsertion des ex-combattants constitue pour le Congo un axe opérationnel stratégique au regard de l’importance des ressources financières décaissées à hauteur de 3 milliards 800 millions de FCFA auxquels s’ajouteront des fonds complémentaires en cours de mobilisation, a déclaré le Ministre d’État Florent TSIBA.
Notons que le projet TATOUNGUENO vient à point nommé pour faire des ex-combattants et riverains des entrepreneurs dans le secteur agricole, de créer des richesses et d’améliorer leurs conditions de vie.