ASAC : LE « PÉTROLE À MAGNONS » ET UNE NOUVELLE CARTE GÉOLOGIQUE AU CŒUR D’UNE JOURNÉE SCIENTIFIQUE À BRAZZAVILLE

ASAC : LE « PÉTROLE À MAGNONS » ET UNE NOUVELLE CARTE GÉOLOGIQUE AU CŒUR D’UNE JOURNÉE SCIENTIFIQUE À BRAZZAVILLE

Formation, recherche et innovation étaient réunies samedi 3 octobre 2026 à l’Académie des Sciences et des Arts du Congo (ASAC), au 51 rue Bakotas, à Poto-Poto 2. La cérémonie associait la collation des grades académiques des étudiants finalistes de la 20ᵉ promotion à la présentation d’une nouvelle carte géologique pétrolière, minière, gazière et biologique du Congo et du monde.

Architecture et BTP, économie, management, banque-finance, ressources humaines, réseaux et télécommunications, musique, peinture, céramique, couture et design figuraient notamment parmi les filières représentées.

L’ÉCONOMIE DU SAVOIR COMME POINT DE DÉPART

Pour le directeur de la recherche scientifique de l’ASAC, cette rencontre intervient dans une période où « le monde est baigné dans l’économie du savoir », la connaissance devenant, selon lui, une variable essentielle du développement socio-économique.

Il a présenté les travaux de Maurice Itous Ibara comme une démarche s’appuyant notamment sur une généralisation de certaines équations physiques, en référence à la célèbre formule d’Einstein, E = mc².

Son intervention a également porté sur la compréhension de la vie et les limites actuelles de la connaissance scientifique.

POURQUOI LE « PÉTROLE À MAGNONS » ?

Les documents présentés par l’ASAC inscrivent le « pétrole à magnons » dans une vision baptisée « Nouvelle civilisation universelle énergétique millénaire », présentée comme une nouvelle ère des énergies renouvelables.

Selon cette théorie, le défi serait de développer de nouvelles formes d’énergie capables de contribuer au règlement du réchauffement climatique.

Le document, distribué à l’assistance, avance notamment une représentation particulière de l’Univers, évoquant 1 084 337 349 soleils et 921 millions de « soleils morts ». Il établit ensuite un lien entre cette supposée disparition et le réchauffement climatique, avant de proposer la création de 921 millions de gisements de pétrole à magnons pour les remplacer et contribuer au règlement du climat à l’horizon 2094.

Ces chiffres et cette interprétation constituent les éléments de la théorie présentée par l’ASAC et ne doivent pas être confondus avec des données scientifiques établies.

UNE NOUVELLE CARTE DU SOUS-SOL CONGOLAIS

La présentation s’appuyait également sur une « Nouvelle carte géologique pétrolière, minière et gazière renouvelable (à magnons) ».

Le document répartit différentes ressources annoncées entre plusieurs zones du pays et fait notamment apparaître les zones économiques spéciales de Ouesso, Oyo-Ollombo, Brazzaville et Pointe-Noire.

Plusieurs localités sont associées à des réserves potentielles de pétrole, de gaz ou de minerais. Parmi elles figurent notamment Impfondo, Oyo, Talangaï, Brazzaville, Kintélé, Nganga-Lingolo, Mayoko, Dolisie, Sibiti, Madingou et Nkayi.

Le document avance également des capacités importantes, dont 2,5 millions de barils par jour à Impfondo et à Brazzaville-DGFE, ainsi qu’un million de barils par jour à Talangaï-Viaduc.

Ces données relèvent des projections contenues dans le document présenté et ne constituent pas, à elles seules, des réserves géologiques certifiées ou une production industrielle existante.

65 PAYS ET DES PROJECTIONS ÉNERGÉTIQUES

Maurice Itous Ibara a par ailleurs présenté un nouveau réseau destiné, selon lui, à permettre le déploiement du procédé dans différents territoires. Les schémas exposés mentionnent 65 pays.

Au Congo, plusieurs zones ont été citées comme points d’application potentiels. Une expérimentation destinée à montrer le principe de « culture » du pétrole à magnons a également été annoncée.

Autre projection avancée : une capacité pouvant atteindre 2,55 millions de barils par jour en 2027, ainsi que plus de 100 000 emplois par pays dans le cadre d’un déploiement international.

Ces projections devront désormais être confrontées à des résultats expérimentaux documentés et reproductibles pour en établir la portée scientifique et industrielle.

« L’HOMME EST SUPÉRIEUR À LA MACHINE »

Dans son intervention, le Dr Maurice Itous Ibara a également insisté sur la place de l’être humain face à la technologie

« Vous savez que l’homme est supérieur à la machine. L’homme est supérieur à la machine. La machine nous vient, la machine nous veille… au programme des hommes. Nous, nous sommes des hommes humains. Nous travaillons sur base d’événements. »

 

Son exposé a également évoqué les nouvelles énergies, les mines, les plantes et les gaz « intelligents », ainsi que le projet baptisé « Nouvelle Terre ». Parmi les autres concepts présentés figurent l’« Intelligence Renouvelable », le « réseau Nombre (N) », le « cœur magnétique » et le « magnétisme vital ».

ENTRE DIPLÔMES ET RECHERCHE

La cérémonie aura ainsi mêlé deux dimensions : la consécration des étudiants de la 20ᵉ promotion et l’exposition des travaux et concepts défendus par l’ASAC.

Au-delà des projections annoncées, l’enjeu reste celui de la démonstration scientifique. Les hypothèses avancées devront pouvoir être testées, mesurées, reproduites et confrontées à une évaluation indépendante pour établir leur portée.

À Brazzaville, l’ASAC a ainsi placé cette journée à la rencontre de la formation, de la recherche et de l’innovation, avec une ambition affichée autour des nouvelles énergies et du règlement climatique mondial.

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