République du Congo : Dans la Nkeni-Alima, la révolution scolaire transforme l’école rurale

République du Congo : Dans la Nkeni-Alima, la révolution scolaire transforme l’école rurale

Longtemps confrontée au vieillissement de ses infrastructures éducatives, la 2ᵉ circonscription d’Ollombo, dans le département de la Nkéni-Alima, amorce un tournant décisif avec des écoles primaires réhabilitées, un collège en construction et logements pour enseignants. Sur le terrain, les promesses prennent forme. À Essébéli, Béné et Ntsou, l’école change de visage et avec elle, l’espoir de toute une génération.

Essébéli : une école renaît 50 ans après sa création

À près de 20 kilomètres d’Ollombo, le village d’Essébéli voit enfin son école entrer dans une nouvelle ère. Créée en 1976, l’École primaire NDINGA OBA qui accueille aujourd’hui 75 élèves encadrés par trois enseignants communautaires  dispose désormais d’un bâtiment moderne de trois salles de classe et d’un logement pour enseignants.

Un symbole fort pour cette localité marquée par l’histoire, l’établissement portant le nom du défunt ministre Antoine NDINGA OBA.

 

Pour le ministre et député d’Ollombo 2, Ludovic NGATSE, il s’agit d’un engagement tenu.

« Quand nous avons fait la campagne électorale 2021-2026, le Président nous avait instruits, compte tenu de la situation difficile des infrastructures scolaires dans la circonscription, de faire un effort pour réhabiliter ces écoles. Pour celle-ci précisément, le président nous a demandé de ne pas oublier. »

 

Dans un contexte économique exigeant, l’appui de partenaires locaux et de la famille du défunt ministre a permis de concrétiser le projet. « Là où il y a la volonté, on peut toujours faire mieux : un peu avec rien, beaucoup avec peu », a souligné le député d’Ollombo 2. Cette maxime s’inscrit dans la devise que le Président leur a transmise : « n’attendons rien des autres, faisons d’abord quelque chose par nous-mêmes. »

Béné : même dynamique, même ambition

Même son de cloche à Béné. L’école primaire OKOYO OYIBA NGANFO, fondée aussi en 1976, bénéficie désormais d’infrastructures réhabilitées et d’un logement pour enseignants.

En visite sur le site, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), Jean-Luc MOUTHOU, a salué une action alignée sur les orientations nationales.

 

« Nous poursuivons les orientations données par le Président de la République afin que nos apprenants bénéficient de bonnes infrastructures et du meilleur encadrement possible. Ce matin, nous avons réceptionné deux écoles primaires à Essébéli et à Béné, ouvertes en 1976 par M. Antoine Ndinga Oba. Ces réalisations concrètes illustrent notre engagement pour l’éducation. »

Deux anciennes écoles qui entrent résolument dans la modernité.

Ntsou : un CEG sort de terre à grande vitesse

La dynamique ne s’arrête pas qu’au primaire. À Ntsou, le futur Collège d’Enseignement Général (CEG) avance à un rythme soutenu. Deux mois après le lancement des travaux, le chantier affiche déjà 60 % d’exécution.

Deux bâtiments R+1 de huit salles chacun, un bloc administratif, des sanitaires, des logements pour enseignants et un internat. L’infrastructure prend forme malgré les aléas climatiques.

 « Nous tenons à respecter le délai et surtout la qualité, pour que cet ouvrage perdure dans le temps », assure Charles Daniel EFONGUÉ, conducteur des travaux.

Initialement prévu pour quatre à cinq mois, le chantier avance avec détermination.

Près de 15 écoles ont été construites en cinq ans dans la seule circonscription d’Ollombo 2. Une performance qui pose désormais une autre question cruciale : celle des ressources humaines. Plus de 7 000 enseignants ont déjà été mis à disposition à l’échelle nationale, selon le ministre Jean-Luc MOUTHOU. Un effort appelé à se poursuivre au-delà de 2026, notamment pour répondre aux attentes des enseignants communautaires en quête de stabilité.

L’école comme levier de transformation

À Essébéli, Béné et Ntsou, il ne s’agit pas seulement de murs neufs ou de salles supplémentaires. Il s’agit d’un pari sur l’avenir en faveur de la jeunesse congolaise.

« Ces chantiers sont du concret et du pragmatisme : ils permettent aux jeunes de bénéficier d’un encadrement réel et contribuent à former les cadres de demain pour le développement du pays. » avoué le Pr Jean-Luc MOUTHOU, MEPPSA.

Si la cadence est maintenue, Ollombo 2 pourrait bien devenir un modèle local de redynamisation scolaire en milieu rural.

 

 

 

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