Brazzaville : la communauté Sundi enterrent les divisions et imposent l’unité à la veille du scrutin
- Société
- 24 février 2026
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À quelques semaines du scrutin présidentiel, la communauté sundi a décidé de parler clair. Réunis dimanche 22 février 2026 à l’auditorium du Ministère des Affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, les ressortissants de Kimongo et de Londela-Kayes ont affiché une détermination sans détour : fin des divisions, place à l’unité et à la discipline électorale.
Ils étaient près de 550 participants sur 600 attendus, venus des quatre coins de Brazzaville. Une mobilisation massive qui donne à cette assemblée générale locale du Conseil national des ressortissants de Kimongo et de Londela-Kayes (CNRKL) des allures de démonstration de force. Plus qu’une réunion associative, l’événement s’est imposé comme un moment politique fort, dans un contexte national marqué par les enjeux électoraux.
La rencontre s’est ouverte dans un climat de recueillement. Une minute de silence a été observée en mémoire de Bernard Mahoungou-Bassila, fondateur du CNRKL. Un hommage sobre, mais chargé de symboles, rappelant que l’organisation entend avancer sans renier son histoire.
Prenant la parole, le président national du Conseil, le Dr Julien Ignace MATÉTÉ MOUNOI, a donné le ton.
Discours direct, message sans ambiguïté : « Notre communauté doit aborder les élections avec lucidité et sens du devoir. Le vote n’est pas une option, c’est une obligation morale dans un État démocratique. Celui qui s’abstient, se met en marge de la République ».
À ses yeux, la communauté sundi doit être exemplaire, responsable et pleinement engagée dans le processus démocratique. Le 15 mars, a-t-il insisté, chacun doit se rendre aux urnes, au nom de la paix, de la stabilité et du développement du Congo.

Sur le fond, les travaux ont été menés sans complaisance. Fonctionnement des instances locales, application des textes fondamentaux, bilan d’une année de gestion à Brazzaville : tout a été passé au crible. Les échanges ont été francs, parfois rugueux, mais assumés. À l’arrivée, des résolutions claires et une restructuration actée.
L’assemblée a ainsi installé une nouvelle équipe locale : un Conseil de 90 membres et un Bureau exécutif de sept membres, désormais dirigé par Florent KIONGA DOUMA. Il est épaulé notamment par Makaya Dangou Chancelvie (Vice-président) et NGOMA NDZAOU (chargé de l’organisation et mobilisation), tandis que Michel Kadaba prend la tête de la commission locale de suivi et d’évaluation.
Une architecture pensée pour restaurer la confiance et remettre la machine en ordre de marche.
Dans son intervention le nouveau président local a promis de rompre avec les querelles internes. Son credo : apaisement, dialogue et équité.
« Cette responsabilité est pour moi un honneur et un devoir. Elle m’impose de consolider l’unité. Je m’engage à favoriser le dialogue, tout en associant toutes les sensibilités aux grandes décisions », a-t-il lancé, sous les applaudissements d’une salle visiblement acquise à ce discours de rupture.
En clôture, Julien Ignace MATÉTÉ MOUNOI a appelé à transformer les résolutions en actes. Message clair : « Aucune place pour les clans, encore moins pour l’abstention ». La crédibilité du CNRKL se jouera sur sa capacité à mobiliser et à rester soudé.
À Brazzaville, les Sundi n’ont donc pas seulement réorganisé leurs structures. Ils ont envoyé un signal fort : à l’heure des choix nationaux, la communauté de Kimongo et de Londela-Kayes se veut unie, visible et résolument engagée. Un positionnement assumé, dans un style direct, qui ne laisse guère de place à l’interprétation.
Discours direct, message sans ambiguïté : « Notre communauté doit aborder les élections avec lucidité et sens du devoir. Le vote n’est pas une option, c’est une obligation morale dans un État démocratique. Celui qui s’abstient, se met en marge de la République ».
« Cette responsabilité est pour moi un honneur et un devoir. Elle m’impose de consolider l’unité. Je m’engage à favoriser le dialogue, tout en associant toutes les sensibilités aux grandes décisions », a-t-il lancé, sous les applaudissements d’une salle visiblement acquise à ce discours de rupture.