FONDATION MATETE : NOUVELLE GOUVERNANCE ET AMBITIONS RENFORCÉES POUR LA LUTTE CONTRE L’INFERTILITÉ AU CONGO

FONDATION MATETE : NOUVELLE GOUVERNANCE ET AMBITIONS RENFORCÉES POUR LA LUTTE CONTRE L’INFERTILITÉ AU CONGO

Six ans après sa création, la Fondation MATETE amorce une nouvelle phase de son évolution institutionnelle. Réunie le 3 juillet 2026 à Brazzaville en Assemblée générale couplée au Conseil d’administration, l’institution a adopté une série de réformes majeures destinées à renforcer sa gouvernance et à accélérer le développement de soins spécialisés en République du Congo. Placée sous le thème « Ensemble pour redonner le sourire aux couples en quête de parentalité », cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées depuis 2020 et de définir les orientations du plan d’action 2026-2028 dans un contexte de transformation du système de santé congolais.

 

Face aux représentants des institutions publiques, aux partenaires techniques et financiers et aux professionnels de santé, le président fondateur, le Vénérable Dr Julien Ignace MATETE MOUNOI, a rappelé l’ambition fondatrice de la structure : faire de la lutte contre l’infertilité un enjeu de santé publique à part entière.

 

« Lorsque nous avons créé la Fondation MATETE, nous étions animés par une conviction profonde : celle que l’infertilité ne devait plus être considérée comme une fatalité », a-t-il déclaré.

 

Depuis sa création en mars 2020, la Fondation MATETE s’est progressivement imposée comme un acteur structurant dans le domaine de la santé reproductive au Congo. L’ouverture de la Clinique Médicale du Château d’Eau en 2022, suivie de l’inauguration du Centre de Procréation Médicalement Assistée (PMA) en 2024, constitue l’un des principaux jalons de cette évolution. Ces infrastructures permettent désormais la prise en charge locale de l’infertilité, réduisant ainsi le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger.

Dans le même temps, la Fondation a élargi son champ d’intervention à d’autres spécialités médicales, renforçant progressivement son plateau technique et ses ressources humaines afin de répondre aux besoins croissants des patients.

Sur le plan institutionnel, l’organisation s’inscrit également dans les évolutions récentes du cadre juridique national, notamment avec l’adoption de la loi n°7-2025 relative à la Procréation Médicalement Assistée, considérée comme une avancée majeure dans l’encadrement de cette pratique au Congo.

Le rayonnement scientifique de la Fondation s’est par ailleurs accru à travers sa participation à plusieurs réseaux internationaux et son intégration dans des plateformes africaines de recherche en fertilité, renforçant ainsi sa visibilité sur la scène médicale régionale.

 

Réformes internes et ambitions de transformation sanitaire

La session de Brazzaville a également été marquée par une réforme majeure de la gouvernance interne. Outre l’actualisation des textes fondamentaux et l’adoption du Plan d’action triennal 2026-2028, l’Assemblée générale a désigné les onze membres du Conseil d’administration.

Selon le Dr Julien Ignace MATETE MOUNOI, cette réforme répond à une nécessité d’adaptation aux exigences scientifiques et organisationnelles contemporaines.

 

« Nous avons tenu cette deuxième Assemblée générale dans le but de revisiter nos textes, nos statuts et nos textes de base qui étaient devenus plus ou moins caducs par rapport aux données actuelles de la science », a-t-il expliqué.

 

Il précise également le rôle central du nouvel organe de gouvernance : « Le Conseil d’administration est un organe très important pour suivre le fonctionnement de la direction de la Fondation. »

Parmi les premières décisions issues de cette nouvelle architecture institutionnelle figure la création d’un comité d’éthique. Celui-ci aura pour mission de garantir le respect des normes déontologiques dans la pratique médicale, notamment dans le domaine sensible de la procréation médicalement assistée.

Le Plan d’action 2026-2028 prévoit, quant à lui, une montée en puissance des services spécialisés. La Fondation ambitionne notamment de développer l’angiographie, la radiothérapie et d’autres plateaux techniques encore peu disponibles au Congo.

Dans cette dynamique, un projet de construction d’un nouveau bâtiment hospitalier est envisagé afin d’accueillir ces futures spécialités et de renforcer l’autonomie sanitaire du pays.

Au-delà des infrastructures, la Fondation réaffirme son engagement humain dans la prise en charge des couples confrontés à l’infertilité.

 

« L’objectif premier de la Fondation MATETE est de redonner le sourire aux couples qui ont des problèmes de stérilité. Nous leur redonnons la joie de vivre en leur permettant d’accéder à la parentalité », a rappelé son président fondateur.

 

Les travaux se sont achevés par l’adoption d’une recommandation visant la reconnaissance de la Fondation comme structure d’utilité publique.

À travers cette nouvelle étape, la Fondation MATETE confirme son ambition : “ devenir un pôle médical de référence en Afrique centrale, alliant innovation médicale, gouvernance renforcée et engagement humain au service des couples en quête de parentalité ”.

 

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