CONCOURS LITTÉRAIRE “MISS MAYELE” : LES LAURÉATS DE LA 2ᵉ ÉDITION DÉVOILÉS CE JEUDI 31.
- EducationSociété
- 30 juillet 2025
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La 2ème édition du Concours littéraire “Miss Mayele” connaîtra son épilogue ce jeudi 31 juillet 2025 à Brazzaville. Hier mercredi 30 juillet dans l’auditorium de la présidence de l’Université Marien NGOUABI, plus d’une trentaine de femmes parmi lesquelles des étudiantes, des fonctionnaires et d’autres ont pris part à cet événement littéraire initié par Sylvia DJOUOB, Professeur de Lettres. Loin de proposer une simple dictée classique, l’événement a renouvelé son format en intégrant des notions grammaticales, orthographiques et lexicales afin de permettre aux femmes, parfois éloignées de l’univers scolaire, de revisiter certaines règles fondamentales.
Cette approche pédagogique, à la fois innovante et inclusive, vise à combler les lacunes. Passionnée de lettres, l’initiatrice entend transmettre son amour du français avec pédagogie et créativité.
« Je suis une femme de lettres, et je voudrais dire aux autres dames que le cerveau n’a pas de sexe », a-t-elle lancé. « Pour intégrer le monde du travail, tout commence par le savoir. Et comme le français est notre langue de travail, il faut savoir la maîtriser. »
Contrairement à l’édition précédente, cette session 2025 du concours a mis un accent particulier sur la maîtrise de la langue de française, en ciblant des aspects essentiels tels que la grammaire et la conjugaison. Les participantes ont été soumises à des exercices portant notamment sur les accords et l’usage des auxiliaires évalués à travers une série de Questions à Choix Multiples (QCM). Ce format a permis de tester de manière précise et ludique leur niveau de connaissance. Le concours a mis en lumière l’importance pour les femmes de s’affirmer par le savoir et la maîtrise du langage, dans un monde du travail concurrentiel.
« En sortant de ce concours, j’aimerais que les participantes repartent avec un acquis, comme une meilleure compréhension des accords ou des structures grammaticales. Il faut apprendre, petit à petit, à bien s’exprimer dans notre langue de travail. » a expliqué Sylvia DJOUOB qui a également exprimé sa reconnaissance aux autorités congolaises. « Je tiens à remercier le Président Denis Sassou-Nguesso pour le soutien ayant permis la tenue de l’édition de juillet 2024, qui s’est appuyée sur des textes tirés de son propre ouvrage ».
La Littérature, Le Français : une passion qu’elle porte depuis l’adolescence. À 17 ans, elle avait remporté le 1er prix de la Meilleure nouvelle de langue française. « Jusqu’à présent, je reste la seule Congolaise à avoir décroché le premier prix littéraire à Dakar, au Sénégal, en présence d’écrivains renommés comme Ousmane Sembène. Je ne veux pas garder cette passion pour moi. Je souhaite la transmettre. » a-t-elle indiqué .
Parmi les candidates, certaines ont témoigné de l’impact positif de ce concours en nouvelle version. Secrétaire d’administration à la Présidence de la l’Université Marien-Ngouabi, l’une d’elles avoue avoir hésité au départ : « Réticente au début, j’ai fini par me jeter à l’eau, et cette rivière littéraire m’a finalement séduite. Elle m’a replongée dans les souvenirs du collège et du lycée. Ce concours m’a aidé à réveiller des bases oubliées. C’est une belle initiative, et j’aimerais qu’elle soit organisée chaque année pendant les grandes vacances ».
Autre témoignage, celui d’une étudiante en première année, qui a salué l’initiative : « Ce concours pousse à revoir certaines notions grammaticales et de conjugaison. Je remercie Madame DJOUOB, car l’éducation n’est pas que réservée qu’aux hommes ».
À travers cette initiative, le concours “Miss Mayele“ dépasse les apparences pour valoriser l’intelligence, la culture et l’émancipation par le savoir. Un concept qui, de toute évidence, mérite d’être pérennisé.
Le rendez-vous est pris en quelques heures pour la remise des prix aux récipiendaires..
« Je suis une femme de lettres, et je voudrais dire aux autres dames que le cerveau n’a pas de sexe », a-t-elle lancé. « Pour intégrer le monde du travail, tout commence par le savoir. Et comme le français est notre langue de travail, il faut savoir la maîtriser. »
« En sortant de ce concours, j’aimerais que les participantes repartent avec un acquis, comme une meilleure compréhension des accords ou des structures grammaticales. Il faut apprendre, petit à petit, à bien s’exprimer dans notre langue de travail. » a expliqué Sylvia DJOUOB qui a également exprimé sa reconnaissance aux autorités congolaises. « Je tiens à remercier le Président Denis Sassou-Nguesso pour le soutien ayant permis la tenue de l’édition de juillet 2024, qui s’est appuyée sur des textes tirés de son propre ouvrage ».