Présidentielle 2026 au Congo : l’UPADS valide les résultats officiels et exige une nouvelle gouvernance
- PolitiqueSociété
- 31 mars 2026
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La page de la présidentielle de mars 2026 est officiellement tournée en République du Congo. Avec 94,90 % des suffrages validés par la Cour constitutionnelle, Dénis Sassou-Nguesso entame un nouveau quinquennat dans un climat déclaré apaisé. Dans une déclaration rendue publique ce 31 mars 2026 à Brazzaville, l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) a adressé ses félicitations « d’abord au peuple congolais pour sa maturité politique, ensuite à l’ensemble des candidats ayant pris part à cette compétition électorale et particulièrement à l’heureux élu, appelé à porter les espérances du peuple congolais pour les cinq prochaines années ».
Bien que n’ayant pas présenté de candidat, l’UPADS affirme avoir pleinement assumé son rôle citoyen. Le parti rappelle avoir laissé ses militants libres de leur choix : « Il avait été demandé d’exercer leur droit civique et leur devoir républicain en choisissant librement, en leur âme et conscience, leur candidat ».
Toutefois, cette posture n’efface pas ses réserves. L’UPADS évoque « une gouvernance électorale marquée par de nombreuses faiblesses chroniques », justifiant ainsi son absence dans la course présidentielle, tout en soulignant avoir pris part au processus.
Prenant acte des résultats définitifs, le parti reconnaît la fin du cycle électoral :
« Les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur et validés par la Cour constitutionnelle marquent désormais la fin du processus lié à l’élection du Président de la République ».
Mais pour l’UPADS, l’essentiel commence maintenant et appelle à un tournant politique majeur fondé sur le rassemblement national :
« La construction du Congo doit se poursuivre. Le nouveau mandat constitue une phase décisive qui doit rassembler les Congolais autour d’un pacte républicain », en vue de renforcer la cohésion nationale, d’améliorer durablement les conditions de vie et d’instaurer un véritable vivre-ensemble.
Dans cette dynamique, la formation politique interpelle directement le président réélu, l’invitant à engager « une gouvernance fondée sur des politiques publiques qualitatives, dynamiques et transparentes », impliquant toutes les forces vives de la nation.
S’appuyant sur la concertation de Djambala, l’UPADS y voit « une réponse pragmatique aux défis de l’unité nationale », tout en insistant sur l’urgence d’actions concrètes :
« Il faut apaiser véritablement les Congolais par des actes forts et concrets devant sceller durablement la réconciliation nationale ».
En conclusion, le parti formule un vœu clair :
« Que ce quinquennat soit celui du renouveau pour un Congo au service de tous ».