CMLC : RÉFORMES, CRÉDIBILITÉ ET INNOVATION, LE NOUVEAU CAP DES MÉDIAS EN LIGNE AU CONGO
- Médias/Journalisme et CommunicationSociété
- 25 juillet 2026
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Une nouvelle dynamique souffle sur l’écosystème numérique médiatique congolais. Réuni à Brazzaville pour sa première Assemblée Générale extraordinaire depuis sa création en 2018, le Collectif des Médias en Ligne du Congo (CMLC) a engagé une profonde réflexion sur son avenir, avec une ambition clairement affichée : faire des médias en ligne des acteurs plus structurés, plus professionnels et davantage reconnus dans la construction démocratique. Placées sous le thème « Revitalisons notre collectif pour des médias en ligne plus forts, innovants et crédibles au service de la démocratie », ces assises ont marqué un tournant stratégique pour une corporation confrontée aux défis de la transformation numérique, de la régulation et de la crédibilité de l’information.
Dès l’ouverture des travaux, le président du CMLC, Jean Eudes Rodrigue NGANGA, a souligné le caractère historique de cette rencontre. « Ce jour vendredi 24 juillet 2026 restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire de notre organisation professionnelle, car il s’agit ici de notre première assemblée générale extraordinaire », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette revitalisation répond à une nécessité imposée par l’évolution rapide du paysage médiatique.
« Une revitalisation qui n’est pas un choix pour nous, mais une obligation dans un contexte national et mondial marqué par une attention de plus en plus soutenue des consommateurs de l’information envers les médias numériques », a expliqué le président du Collectif.
Une réforme pour consolider les bases du collectif
Au cœur des travaux : l’amendement des textes statutaires, la définition des mécanismes de financement, la révision des critères d’adhésion et la mise en place d’un dispositif de formation au profit des responsables et agents des médias membres.

À l’issue de l’Assemblée Générale, Jean Eudes Rodrigue NGANGA s’est félicité des avancées enregistrées.
« La plus grande conclusion, c’est le fait d’avoir révisé nos statuts et règlements intérieurs pour les adapter à la donne actuelle parce que plusieurs années après la création de notre association, nos textes étaient devenus, peut-être pas caduques, mais il fallait les adapter à l’évolution de notre association », a-t-il indiqué.
Le président du CMLC a également annoncé l’arrivée de nouveaux membres, faisant passer l’effectif du collectif d’une vingtaine à près d’une trentaine de médias, ainsi que le projet de création prochaine d’un siège permanent pour l’organisation.
La crédibilité au cœur du combat
Au-delà de sa restructuration interne, le CMLC entend défendre l’image et la crédibilité des médias numériques face aux dérives qui fragilisent la profession.
La campagne « Je dénonce le faux journaliste en ligne » s’inscrit dans cette volonté d’assainir le secteur et de lutter contre les personnes qui se présentent comme journalistes sans disposer de véritables médias ni respecter les règles professionnelles.
Pour Jean Eudes Rodrigue NGANGA, l’avenir du collectif dépend avant tout de la responsabilité de ses membres. « La crédibilité de notre collectif dépend aussi de la crédibilité des médias qui composent le collectif de notre association », a-t-il rappelé.
Il a appelé les responsables des médias numériques à renforcer leur professionnalisme.
« La responsabilité va au-delà du simple traitement de l’information, mais ça va aussi au niveau du respect de l’éthique et de la déontologie, mais aussi de la professionnalisation de nos médias », a-t-il insisté.
Le CSLC appelle à une presse numérique responsable

La présence du président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC), Médard MILANDOU, a conféré une portée institutionnelle majeure à cette première Assemblée générale extraordinaire du CMLC. Saluant l’essor du numérique dans le paysage médiatique congolais, il a reconnu le poids croissant des plateformes d’information en ligne.
« Je pense que vous êtes une puissance, les médias en ligne, parce que tout ce que vous écrivez, tout ce que vous affichez, tout ce que vous publiez, est important », a-t-il déclaré, avant d’inviter les professionnels du secteur à faire de cette influence un levier de crédibilité.
Le président du CSLC a également lancé un appel à la responsabilité éditoriale, mettant en garde contre les dérives susceptibles de fragiliser la confiance du public.
« Ce que nous n’attendons pas de vous, ce sont les critiques acerbes, la critique qui devient l’injure, les déformations », a-t-il insisté, réaffirmant l’engagement du régulateur en faveur d’une presse numérique professionnelle, éthique et responsable.
Joachim MBANZA : distinguer le média en ligne des réseaux sociaux

Prenant part aux travaux, le président de l’Association des Éditeurs de Presse du Congo (AEPC), Joachim MBANZA, a invité les professionnels du numérique à mieux défendre leur identité. Il a insisté sur l’importance de la carte professionnelle de presse, considérée comme un outil de protection de la profession contre les usurpations. Son message principal : les médias en ligne doivent se différencier clairement des réseaux sociaux.
« Soyez fiers et soyez jaloux de votre corporation, en vous considérant d’abord comme journaliste, et en vous distinguant des réseaux sociaux. Que vous soyez des médias et, pour ce qui vous concerne, des médias en ligne, pas des réseaux sociaux », a-t-il exhorté.
Pour lui, un média est avant tout une entreprise qui produit une information répondant à des critères professionnels, avec une organisation et une responsabilité éditoriale.

Il a également encouragé les acteurs du secteur à privilégier l’unité. « C’est en étant ensemble qu’on peut faire des grands pas », a-t-il rappelé.

Un nouveau chapitre pour les médias numériques congolais
Au terme de cette première Assemblée Générale extraordinaire, le CMLC affiche une ambition claire : renforcer son rôle d’acteur crédible de l’autorégulation des médias en ligne et devenir un partenaire incontournable des institutions.
Entre innovation, professionnalisation, éthique et reconnaissance juridique, les médias numériques congolais veulent désormais franchir un nouveau cap : celle d’un secteur plus organisé, plus responsable et pleinement engagé au service de l’information et de la démocratie.
« Une revitalisation qui n’est pas un choix pour nous, mais une obligation dans un contexte national et mondial marqué par une attention de plus en plus soutenue des consommateurs de l’information envers les médias numériques », a expliqué le président du Collectif.
« La plus grande conclusion, c’est le fait d’avoir révisé nos statuts et règlements intérieurs pour les adapter à la donne actuelle parce que plusieurs années après la création de notre association, nos textes étaient devenus, peut-être pas caduques, mais il fallait les adapter à l’évolution de notre association », a-t-il indiqué.