Développement social/Vers Doha 2025 : Le Congo définit ses priorités lors des consultations nationales
- AdministrationSociété
- 19 septembre 2025
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Trente ans après le Sommet historique sur le développement social tenu à Copenhague en 1995, Doha (Qatar) accueillera, du 4 au 6 novembre 2025, le 2ᵉ Sommet mondial pour le développement social. Cet événement permettra de repenser les stratégies de progrès social et de promouvoir des politiques inclusives. En préparation à cette rencontre internationale, le Gouvernement de la République du Congo, avec l’appui du Bureau du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, a organisé les 18 et 19 septembre 2025 à Brazzaville un atelier national de consultations. Il a réuni une soixantaine de représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers afin d’identifier les priorités nationales et de sensibiliser les parties prenantes aux enjeux du Sommet. L’objectif final était d’élaborer une position nationale concertée et une matrice d’engagements permettant au Congo de porter une voix unifiée et forte à Doha.
Les travaux en groupe et en plénière se sont articulés autour de quatre grands axes :
- Emploi productif et travail décent ;
- Intégration et inclusion sociales ;
- Réduction de la pauvreté ;
- Protection sociale.

Le Congo dispose d’importants atouts : une jeunesse dynamique, des ressources naturelles exceptionnelles et une volonté politique affirmée de placer le développement social au cœur des priorités nationales. Cependant, des défis persistent : l’emploi des jeunes demeure un enjeu majeur, les inégalités territoriales restent marquées et la protection sociale doit encore être renforcée pour couvrir l’ensemble de la population.
« Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est la conviction partagée que la République du Congo dispose d’une voix légitime et pertinente à faire entendre sur la scène internationale. Notre participation au Sommet de Doha ne vise pas à recevoir passivement des orientations ou à calquer des modèles exogènes, mais à valoriser et partager des solutions endogènes façonnées par notre réalité, notre expérience et notre vision du développement social », a affirmé à l’ouverture de l’atelier le Dr Vincent Dossou SODJINOU, Représentant de l’OMS au Congo et représentant le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies.
Il a ajouté qu’« il est important de sortir de ces deux journées avec une vision claire, des engagements précis et mesurables pour la période 2025-2030 et surtout une feuille de route concrète pour transformer nos déclarations en actions tangibles sur le terrain ».
À l’ouverture des travaux, le Directeur de cabinet du Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarite et de l’action Humanitaire (MASSAH), Eugène ICKOUNGA, a rappelé que le Rapport social mondial 2025 alerte sur une crise
sociale profonde, marquée par une insécurité économique grandissante, des inégalités persistantes, une fracture sociale préoccupante…
Dans ce contexte, « le Sommet de Doha ne saurait être une simple rencontre parmi tant d’autres. Il constitue une opportunité stratégique unique pour nous permettre d’évaluer nos acquis, identifier les défis persistants, réaffirmer nos engagements fondamentaux de Copenhague et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 », a-t-il signifié.
Au Congo, le programme national de filets sociaux ambitionne de couvrir 60 000 ménages pauvres et le Projet de protection Sociale et Inclusion Productive des Jeune (PSIPJ) devrait
permettre d’insérer 45000 jeunes dans la vie active ; un des exemples cités parmi ces réalisations.

Les discussions en groupes et en plénière ont permis aux participants de dresser un diagnostic commun des progrès réalisés et des défis à relever, ainsi que d’identifier des solutions, programmes et projets congolais qui seront portés avec fierté à Doha.
Au terme de cet atelier, objectif quasi atteint : Le Congo se dotera dans un plus bref délai d’une note de position nationale et d’une matrice d’engagements, deux outils destinés à faire entendre une voix unifiée et forte à Doha et à assurer un suivi rigoureux des décisions prises après le Sommet.
Ces deux jours d’échanges constructifs ont contribué à identifier des réponses concrètes et appropriées pour améliorer durablement les conditions de vie des Congolais.
« Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est la conviction partagée que la République du Congo dispose d’une voix légitime et pertinente à faire entendre sur la scène internationale. Notre participation au Sommet de Doha ne vise pas à recevoir passivement des orientations ou à calquer des modèles exogènes, mais à valoriser et partager des solutions endogènes façonnées par notre réalité, notre expérience et notre vision du développement social », a affirmé à l’ouverture de l’atelier le Dr Vincent Dossou SODJINOU, Représentant de l’OMS au Congo et représentant le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies.