Session du Comité national du dialogue social au Congo : Le Gouvernement s’engage à mettre en œuvre les recommandations pour renforcer la résilience face aux crises.

Session du Comité national du dialogue social au Congo : Le Gouvernement s’engage à mettre en œuvre les recommandations pour renforcer la résilience face aux crises.

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  • 23 janvier 2025
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Le comité national du dialogue social a tenu, du 20 au 21 janvier 2025 à Brazzaville, une session sous le patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet MAKOSSO, président dudit comité. Cette rencontre avait pour objectif d’examiner les questions en rapport avec le monde du travail afin de trouver des solutions quant à améliorer les conditions de travail des travailleurs du secteur public et privé. Après avoir échangé, entre autres, sur les revues avec le Fonds Monétaire International, période 2021-2023 ; l’opérationnalisation de la Caisse d’Assurance Maladie Universelle (CAMU) et la gestion administrative et sécuritaire des établissements scolaires, cette session s’est achevée sur des bonnes perspectives pour le monde du travail et ses différents acteurs a permis aux membres du comité national du dialogue social de formuler dix (10) recommandations. 

 

Ces recommandations sont : 

▪️ Œuvrer de concert avec les partenaires sociaux dans le cadre de l’élaboration de politiques et programmes nationaux en matière sociale, économique et financière ;

▪️ Renforcer les contrôles en matière de fiscalité, notamment en mettant les moyens nécessaires à la disposition des structures chargées desdits contrôles ;

▪️ Déployer les actions de communication nécessaire, à l’effet d’assurer l’adhésion des populations au régime de l’assurance maladie universelle notamment l’invite des partenaires sociaux à la découverte de l’Europe de l’opérationnalisation de la CAMU ;

▪️ Engager la réforme du code de la sécurité sociale ;

▪️ Garantir la tenue de deux sessions par an (1er et 2è semestre) et engager une réflexion sur le meilleur moyen de faire évoluer le texte portant attributions, organisation et fonctionnement du Comité national du dialogue social ;

▪️ Réexaminer les dossiers SOCICO et CNTF aux fins de voir comment et dans quelle mesure y donner suite définitive ;

▪️ Poursuivre les efforts engagés en vue d’une gestion administrative et sécuritaire efficace des établissements scolaires, notamment en s’appuyant sur les préconisations des états généraux de l’éducation nationale et de la recherche scientifique ;

▪️ Poursuivre la lutte contre la parafiscalité, la taxation illégale et la contrebande concernant certains produits présents sur le marché national, au moyen d’efforts conjugués et le dialogue avec les partenaires sociaux concernés ;

▪️ Engager une réflexion avec les partenaires sociaux concernés prévus par la loi des finances 2025 ;

▪️ La prise en compte des partenaires sociaux dans la composition des comités de directions des établissements à caractère administratif.

 

« À cet effet, je voudrais nous engager tous et particulièrement la partie gouvernementale à la mise en œuvre d’un mécanisme de suivi plus efficace de la mise en des recommandations qui viennent d’être prises et d’une communication dynamique avec les partenaires sociaux sur les progrès qui seront réalisés au fur et à mesure ; de même que les obstacles éventuellement rencontrés dans le parcours de leur exécution », a déclaré le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du comité national du dialogue social Anatole Collinet MAKOSSO.

 

Pour rappel, l’ensemble des membres de ce comité national du dialogue social ont aussi planché sur d’autres points, à savoir : la révision du Code de sécurité sociale ; la gestion des conflits par le Gouvernement aux dépends de la stratification du dialogue social ; la dénonciation du décret n° 2010 – 810 du 31 décembre 2010 portant création, attribution, organisation et fonctionnement du comité national du dialogue social, tel que modifié par le décret n° 2016 – 317 du 29 décembre 2016 ; le paiement des droits sociaux des ex-travailleurs de la Société des Ciment du Congo (SOCICO) et du Chantier Naval et les Transports Fluviaux (CNTF) ; la gestion administrative et sécuritaire des établissements scolaires ; les problèmes sociaux liés aux taxes et à la taxation, tels que soulevés par les lois de finances 2024 et 2025 ; la loi n° 45 – 2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des Établissements Publics à caractère Administratif (EPA).

 

Le Gouvernement, par la voix du Premier Ministre, a réitéré deux engagements forts : celui à toujours œuvrer de concert avec les partenaires sociaux à la résolution des grandes questions qui touchent le monde du travail d’un côté et de l’autre celui qui consiste à organiser la fluidité et la cadence des sessions du comité national du dialogue social de manière à permettre d’échanger plus régulièrement.

 

« En dépit des difficultés économiques et des problèmes conjoncturels que traversent notre pays, nous sommes tous d’accord sur la nécessité de renforcer la résilience face aux crises et de faire confiance au Président de la République qui a toujours su tenir le cap pendant des moments de turbulences et d’incertitude », a-t-il souligné.

 

Ces deux engagements demeurent constants et seront assurément tenus ainsi que le recommande le Président de la République qui invite le Gouvernement et les partenaires sociaux à dialoguer en permanence afin de maintenir la vitalité et la performance de notre modèle social. Toutefois, le Gouvernement s’engage à régler définitivement pour régler définitivement l’épineuse question sur le recrutement des finalistes des écoles de formation ainsi que celle sur les enseignants communautaires.

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