BAC 2026 AU CONGO : PLUS DE CENT MILLE CANDIDATS, HUIT MATIÈRES ET UNE ÉCOLE SOUS TENSION
- EducationSociété
- 3 juin 2026
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Plus qu’un simple examen, le baccalauréat 2026 offre un aperçu des mutations de l’école congolaise : hausse des effectifs, féminisation marquée des candidats et recul préoccupant de la série C. Dans ce contexte, la République du Congo organise simultanément les épreuves écrites des baccalauréats général et technique, mobilisant des centaines de centres d’examen et des milliers d’acteurs éducatifs à travers le pays. Au deuxième jour des compositions, après l’épreuve d’anglais qui a ouvert la session le 2 juin, les 101 856 candidats au baccalauréat général poursuivent leur marathon académique. Répartis dans 316 centres d’examen, ils composent dans un dispositif que les autorités jugent maîtrisé malgré son ampleur.
« Le lancement des épreuves du bac général et du bac technique s’est déroulé sans anicroche. Tout se passe à merveille sur l’ensemble du territoire national », s’est félicité le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, évoquant également les centres d’examen ouverts à Cabinda et Luanda, en Angola.
Le baccalauréat 2026 enregistre une progression d’environ 6 000 candidats supplémentaires par rapport à la session précédente. Tous les candidats composent dans 316 centres d’examen au Congo et à l’étranger, confirmant la croissance continue des effectifs de l’enseignement secondaire.
Les filles représentent environ 55 % des candidats, soit plus de 55 000 participantes. Cette évolution confirme la progression de la scolarisation féminine et leur présence accrue dans les examens nationaux.
La série C reste marginale avec 3 % des candidats, contre 58 % en série D et 38 % en série A. Un déséquilibre qui interpelle les autorités, dans un contexte où les besoins en compétences scientifiques et techniques sont en hausse.
« Il y a des efforts à faire pour rééquilibrer tout cela », a reconnu le ministre, appelant à une meilleure orientation des élèves vers les filières scientifiques.
Huit matières en quatre jours
Après l’anglais, les candidats enchaînent un calendrier intensif :
3 juin : Français et deuxième langue (séries A) ; sciences physiques et français (séries C et D)
4 juin : Histoire-géographie et mathématiques (séries A) ; SVT et géographie (séries C et D)
5 juin : Philosophie et EPS (séries A) ; mathématiques et EPS (séries C et D).
Quatre jours, huit matières, un seul objectif : décrocher le baccalauréat.
Le phénomène de transhumance des candidats entre centres d’examen n’a pas totalement disparu. « Je ne vous dirai pas que le mal est vaincu », a admis le ministre, tout en assurant que les dispositifs de contrôle sont renforcés pour préserver la crédibilité de l’examen.
Quelques cas isolés ont été signalés dans certaines localités, mais les autorités poursuivent leurs efforts pour sécuriser l’examen.
« Le lancement des épreuves du bac général et du bac technique s’est déroulé sans anicroche. Tout se passe à merveille sur l’ensemble du territoire national », s’est félicité le ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc MOUTHOU, évoquant également les centres d’examen ouverts à Cabinda et Luanda, en Angola.