PESTE DES PETITS RUMINANTS : BILAN À MI-PARCOURS ET NOUVELLES PRIORITÉS POUR L’ÉRADICATION EN AFRIQUE
- InternationalSanté
- 1 août 2026
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Dix-huit mois après le lancement du Programme panafricain d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), l’Afrique passe en revue les résultats obtenus et affine sa stratégie pour la suite. Réunis à Addis-Abeba le 29 juillet 2026, responsables des services vétérinaires, experts et partenaires techniques et financiers ont dressé un bilan encourageant des actions déjà engagées, tout en appelant à renforcer les investissements, la coopération régionale et l’engagement des États afin d’accélérer l’élimination de cette maladie qui menace les moyens de subsistance de millions d’éleveurs africains.
Coordonnée par le Secrétariat panafricain pour l’éradication de la PPR (PAPS), hébergé par l’AU-IBAR, cette initiative bénéficie d’un financement de 8 millions d’euros de l’Union européenne. Elle mobilise les États membres de l’Union africaine, les Communautés économiques régionales, la FAO, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) ainsi que le Centre panafricain des vaccins vétérinaires (AU-PANVAC), avec un objectif commun : faire de l’Afrique un continent exempt de peste des petits ruminants.
Le financement et le plaidoyer au cœur des priorités

Au-delà des avancées enregistrées depuis le lancement du Programme panafricain d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), les intervenants ont insisté sur les défis qui conditionneront la réussite de cette initiative continentale.
Dr Felix Njeumi, Secrétaire du Programme mondial pour l’éradication de la PPR (PPR-GEP) à la FAO/OMSA, a souligné que la mobilisation des ressources demeure l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les pays africains.
« L’un des principaux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est le plaidoyer. C’est sur cet aspect que nous devons concentrer une grande partie de nos efforts. Nous devons renforcer le plaidoyer à tous les niveaux afin d’obtenir des financements accrus et de mobiliser des ressources supplémentaires », a-t-il signifié.
Selon lui, un investissement plus important permettra aux États de mettre en œuvre efficacement leurs programmes nationaux et d’atteindre les objectifs fixés dans la stratégie continentale.

Vers une harmonisation des normes vétérinaires
Le représentant sous-régional de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) pour l’Afrique de l’Est a, pour sa part, mis l’accent sur la nécessité d’une meilleure harmonisation des approches entre les pays.
« Nous devons garantir une compréhension commune et maintenir la cohérence entre toutes les parties prenantes afin que les services vétérinaires soient mieux préparés à respecter les normes internationales requises et à franchir avec succès chaque étape du parcours de reconnaissance », a-t-il martelé.
Selon lui, cette convergence permettra d’accompagner les États vers la reconnaissance officielle de leur statut sanitaire.
Vaccination et diagnostic, deux piliers de l’éradication
Sur le plan technique, Dr Tajelser Adam, expert du Centre panafricain des vaccins vétérinaires de l’Union africaine (AU-PANVAC), a rappelé que la qualité des vaccins et des outils de diagnostic reste déterminante dans la lutte contre la maladie.
« Pour éradiquer la PPR, nous devons produire des vaccins de haute qualité et garantir la disponibilité de tests de diagnostic spécifiques et sensibles afin de renforcer la surveillance, de permettre une détection précoce et de soutenir une lutte efficace contre la maladie », a-t-il souligné.
Une coordination continentale renforcée
Intervenant au nom du Secrétariat panafricain pour l’éradication de la PPR (PAPS), Dr Jean Marc Feussom, expert en contrôle et gestion des maladies à l’AU-IBAR, a insisté sur la nécessité d’une action coordonnée à l’échelle du continent.
« Pour moi, le PAPS fournit l’architecture nécessaire pour que l’Afrique parle d’une seule voix et avance dans une même direction à l’échelle continentale. Nous devons toujours garder à l’esprit que l’éradication de la PPR vise à protéger le cheptel dont dépendent des millions de familles africaines pour leur sécurité alimentaire, leurs revenus et leur résilience », a-t-il indiqué.
L’Union Européenne appelle à une appropriation nationale
Principal partenaire financier du programme, l’Union Européenne estime que les progrès enregistrés démontrent que l’éradication de la maladie est à portée de main, à condition que les pays africains renforcent leur engagement.
Charles Muteithia Kagure, chargé de programme à la Délégation de l’Union Européenne au Kenya, a rappelé que l’appui européen vise avant tout à impulser une dynamique durable.
« Notre contribution joue un rôle catalyseur. Cependant, un succès durable ne peut dépendre uniquement d’un soutien extérieur. Il nécessite un engagement national soutenu, une appropriation nationale et des investissements continus de la part des pays africains », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que l’Afrique devra poursuivre ses efforts en renforçant sa volonté politique et ses financements nationaux afin de préserver durablement les acquis du programme.

L’Éthiopie plaide pour une mobilisation collective
Clôturant les échanges, Dr Sisay Getachew Deressa, représentant du ministre éthiopien de l’Élevage, a appelé les États membres, les Communautés économiques régionales et les partenaires au développement à intensifier leur coopération.
« Au nom du gouvernement, je tiens à appeler tous les États membres, les communautés économiques régionales et les partenaires de développement à renforcer leur collaboration dans la lutte contre la PPR. »
Il a également insisté sur la nécessité d’assurer la pérennité des actions engagées grâce à une plus forte appropriation nationale et à une augmentation des financements publics.
« Ce n’est que grâce à un engagement national plus fort, à une collaboration régionale renforcée et à un soutien international soutenu que l’Afrique sera en mesure d’éradiquer la PPR et d’assurer des bénéfices à long terme pour le bétail, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la résilience », a-t-il ajouté.

À travers ce bilan à mi-parcours, le Programme panafricain d’éradication de la PPR réaffirme son ambition d’accompagner les États membres vers une Afrique exempte de cette maladie, en misant sur une coopération renforcée, des investissements durables et une mobilisation collective de l’ensemble des partenaires.
« L’un des principaux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est le plaidoyer. C’est sur cet aspect que nous devons concentrer une grande partie de nos efforts. Nous devons renforcer le plaidoyer à tous les niveaux afin d’obtenir des financements accrus et de mobiliser des ressources supplémentaires », a-t-il signifié.
« Nous devons garantir une compréhension commune et maintenir la cohérence entre toutes les parties prenantes afin que les services vétérinaires soient mieux préparés à respecter les normes internationales requises et à franchir avec succès chaque étape du parcours de reconnaissance », a-t-il martelé.
« Pour éradiquer la PPR, nous devons produire des vaccins de haute qualité et garantir la disponibilité de tests de diagnostic spécifiques et sensibles afin de renforcer la surveillance, de permettre une détection précoce et de soutenir une lutte efficace contre la maladie », a-t-il souligné.
« Pour moi, le PAPS fournit l’architecture nécessaire pour que l’Afrique parle d’une seule voix et avance dans une même direction à l’échelle continentale. Nous devons toujours garder à l’esprit que l’éradication de la PPR vise à protéger le cheptel dont dépendent des millions de familles africaines pour leur sécurité alimentaire, leurs revenus et leur résilience », a-t-il indiqué.
« Notre contribution joue un rôle catalyseur. Cependant, un succès durable ne peut dépendre uniquement d’un soutien extérieur. Il nécessite un engagement national soutenu, une appropriation nationale et des investissements continus de la part des pays africains », a-t-il déclaré.
« Au nom du gouvernement, je tiens à appeler tous les États membres, les communautés économiques régionales et les partenaires de développement à renforcer leur collaboration dans la lutte contre la PPR. »