RENTRÉE SCOLAIRE 2026 : LE CONGO RENFORCE SES INFRASTRUCTURES SCOLAIRES À NGOLONGA, BOUANSA ET ODZIBA
- Education
- 19 septembre 2026
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À Ngolonga, Bouansa, Odziba ou encore Ntsou, l’école change de visage. De nouvelles salles de classe sortent de terre, des lycées ouvrent leurs portes et des collèges prennent forme. Derrière ces ouvrages, une même ambition : permettre aux enfants d’étudier plus près de chez eux. Mais sur le terrain, le défi ne s’arrête pas aux bâtiments.
À Mfouati, Ngolonga accueille quatre nouvelles salles de classe
À Ngolonga, dans le district de Mfouati, département de la Bouenza, un bâtiment de quatre salles de classe vient donner un nouveau souffle à l’école primaire.
Jean-Luc MOUTHOU, ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, et Rigobert MABOUNDOU, ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, ont découvert le nouvel ouvrage, appelé à améliorer les conditions d’apprentissage dans la localité.
Pour Jonas Ngouala, chargé de l’école primaire de Ngolonga, la construction constitue une avancée appréciée par la communauté. Mais plusieurs besoins restent à satisfaire. L’établissement compte notamment trois enseignants communautaires et attend encore des logements pour les enseignants ainsi qu’un bloc administratif.
Le nouveau bâtiment apporte donc une réponse concrète à une partie des difficultés, sans épuiser les besoins exprimés sur le terrain.
À Bouansa, un lycée pour garder les élèves près de leurs familles
À Bouansa, le changement est encore plus marqué. La localité dispose désormais de son premier lycée général, avec huit salles de classe et une capacité d’accueil de plus de 400 apprenants.
Pour les familles, l’enjeu dépasse la simple disponibilité de salles supplémentaires. Jusqu’ici, certains enfants devaient se rendre dans d’autres localités pour poursuivre leurs études, avec des frais de déplacement supplémentaires et l’éloignement du cadre familial.
« Nous étions en difficulté. Vraiment, c’est un ouf de soulagement pour nous », témoigne Philippe Dibou, parent d’élève.
Pour Rigobert MABOUNDOU, également député de Mfouati, cette réalisation concrétise une demande formulée par les populations trois ans plus tôt.
Du côté du MEPPSA, Jean-Luc MOUTHOU estime que le nouvel établissement pourrait accueillir entre 450 et 500 élèves en classe de seconde. Certains jeunes partis de Bouansa pourraient également y revenir pour poursuivre leur parcours scolaire. L’objectif affiché est ainsi de rapprocher le lieu d’apprentissage du domicile des élèves.
À Odziba, le lycée doit ouvrir une nouvelle perspective
À Odziba, dans le district d’Igné, le CEG André Malina accueille près de 400 apprenants avec une dizaine d’enseignants. Mais l’établissement fait face à plusieurs préoccupations : recrutement, paiement des bourses et situation des enseignants communautaires ayant dépassé l’âge requis.
Une nouvelle perspective se profile néanmoins avec l’ouverture annoncée du lycée d’Odziba, à compter du 1er octobre 2026.
« Il s’agit pour nous de rapprocher le domicile de l’apprenant du lieu d’apprentissage. Et donc là, , c’est une réponse forte, concrète que nous avons donnée et nous espérons bien sûr qu’à travers l’ensemble du territoire national, nous allons poursuivre cette démarche. »
Pour Jean-Luc MOUTHOU, l’ouverture du lycée d’Odziba répond ainsi à un objectif précis : offrir aux jeunes la possibilité de rester dans leur milieu de vie et d’aller jusqu’au baccalauréat sans devoir poursuivre leurs études ailleurs.
La même attente s’exprime à Ntsou, dans le département de la Nkéni-Alima. Le futur collège doit offrir une solution aux familles de plusieurs villages dont les enfants parcourent actuellement de longues distances pour rejoindre les établissements secondaires.
Sur place, le chantier affiche un taux d’exécution de 92 %. Les équipes poursuivent les travaux de peinture avant d’engager les dernières opérations, notamment le carrelage, les installations sanitaires et les équipements électriques.
De Ngolonga à Bouansa, d’Odziba à Ntsou, les bâtiments avancent donc, avec la promesse d’un accès plus proche à l’éducation.
Mais une salle de classe ne suffit pas à faire fonctionner une école. Derrière les murs nouvellement construits subsiste un autre enjeu, tout aussi déterminant : disposer d’enseignants en nombre suffisant et des moyens nécessaires pour accompagner durablement les apprenants.
Pour ces communautés, l’attente est désormais claire : que ces nouveaux espaces deviennent pleinement des lieux de savoir, d’encadrement et de réussite scolaire.
« Il s’agit pour nous de rapprocher le domicile de l’apprenant du lieu d’apprentissage. Et donc là, , c’est une réponse forte, concrète que nous avons donnée et nous espérons bien sûr qu’à travers l’ensemble du territoire national, nous allons poursuivre cette démarche. »