CONGO : Jean d’Arc DONIAMA MOUKOKO propose le “Mbongui”, un nouveau cadre de modernisation de l’action publique et du développement.
- Société
- 22 février 2025
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Dans son ouvrage intitulé « Les finances publiques : la loi organique relative aux lois des finances (LOLF) en Republique du Congo », présenté au public le 22 février 2025 à Brazzaville (Congo), cet écrivain et spécialiste des questions de finances publiques avait souligné la nécessité de mener de front la réforme des politiques publiques et celle des finances publiques au Congo. A titre de rappel, les finances publiques désignent I’ensemble des décisions et actions prises par un Gouvernement pour résoudre des problèmes sociaux, économiques ou environnementaux. Ces décisions peuvent se traduire par des lois, des régulations ou des programmes spécifiques visant à répondre aux besoins de la société. Une fois ces politiques définies, elles nécessitent des ressources pour être mises en œuvre. C’est là qu’interviennent judicieusement les finances publiques qui sont donc un outil crucial pour financer les politiques publiques. ll est donc impératif de consolider les réformes financières actuelles en les associant à une révision des politiques publiques, afin d’aligner les préoccupations des citoyens avec les priorités budgétaires de l’Etat.
Le 15 août prochain (2025), indique cet écrivain, l’Etat congolais va commémorer le 65ème anniversaire de son indépendance ; occasion solennelle et symbolique de repenser l’avenir du pays sous un jour nouveau, avec optimisme et ambition, en reformant profondément notre modele de développement.
« Les intellectuels, les cadres, les universitaires, les hommes d’églises, les anciens et les jeunes de notre pays se rassemblaient au “Mbongui”, cet espace de dialogue traditionnel où les voix convergent et les idées prennent vie. Ensemble, nous pourrions initier une reflexion collective audacieuse, visant à repenser entièrement notre modèle de développement. Un modèle ancré dans nos aspirations les plus profondes : la solidarité intergénérationnelle, l’égalité des chances pour tous, une justice sociale tangible, une paix durable, la protection de l’environnement et un développement économique inclusif, au service de chaque citoyen », explique l’écrivain.
Dédiées à la modernisation de la société congolaise, ces assises, estime-t-il, incarneraient bien plus qu’un simple forum : elles constitueraient un “Mbongui”, un point de ralliement pour poser les fondations d’un Congo renouvelé, plus juste, plus équilibré et résolument tourné vers l’avenir.
POURQUOI “MBONGUI POUR LA MISE EN AGENDA DU NOUVEAU CADRE DE MODERNISATION DE L’ACTION PUBLIQUE ET DU DÉVELOPPEMENT” EST-IL NÉCESSAIRE AUJOURD’HUI ?
« Ainsi, à l’occasion de notre 65eme anniversaire d’indépendance, il ne s’agit pas simplement de célébrer notre passé, mais de saisir I’opportunité pour repenser en profondeur notre modèle de développement. Le moment est venu de bâtir un avenir à la hauteur des grandes aspirations du peuple congolais : un avenir fondé sur l’unité, la consolidation de la paix, la prospérité partagée et la justice. Un avenir ou chaque citoyen, sans exception, pourrait contribuer aux fruits de notre croissance collective et en bénéficier », pense Jean d’Arc DONIAMA MOUKOKO, parce que « le “Mbongui” est un catalyseur de transformation et un symbole d’espoir pour les générations futures ».
Depuis trop longtemps, les congolais ont vécu sous un modèle de développement inopérant dans lequel l’action publique exécutée a montré ses limites, en raison de plusieurs facteurs essentiels : un héritage colonial dépassé ; un manque de coordination et une approche en silos ; des pratiques marquées par l’irresponsabilité et l’immaturité, etc. Des manquements qui ont conduit à des déséquilibres structurels de l’État : une économie insuffisamment diversifiée, des inégalités croissantes, une exploitation inefficace des ressources naturelles, et un affaiblissement du lien de confiance entre l’État et les citoyens.
LE “MBONGUI” : UN ÉVÉNEMENT AUX MULTIPLES ATTENTES POSITIVES ?
Loin d’être une énième conférence nationale, ni un dialogue politique prévu par l’article 227 de la Constitution, encore moins d’une concertation politique de Gouvernement d’union nationale, « le “Mbongui” se présentera plutôt comme une plateforme innovante, réunissant toutes les composantes de la société : la jeunesse,la société civile, les femmes et toutes les forces vives de la nation », déclare l’écrivain et expert en finances publiques, avec pour priorité de procéder à une révision approfondie du cadre normatif et des politiques publiques, s’étendant de 1956 à nos jours. Cette révision vise à dégager un cadre de modernisation de l’action publique et du développement, en parfaite adéquation avec les défis contemporains et les aspirations légitimes du peuple congolais.
Elle permettra non seulement de repenser les politiques passées, mais aussi d’identifier les incohérences et les contradictions au sein du système actuel, tout en éliminant les modèles obsolètes qui ont freiné notre progrès. Ce processus constituerait une base solide pour élaborer une vision nouvelle, cohérente, inclusive et ambitieuse, indispensable à l’établissement d’une gouvernance fondée sur la justice, l’égalité et l’efficacité.
A ce propos, le nouveau cadre de modernisation de l’action publique et du développement proposé devrait se construire autour d’un socle solide de valeurs républicaines qui tirerait son inspiration de la Constitution du 25 octobre 2015, des us et coutumes du Congo, des principes et valeurs républicaines, centré sur un modele intégré et harmonieux. Ce modèle reposerait sur trois piliers essentiels : la solidarité, la protection de l’environnement et le développement économique inclusif.
« Cette vision stratégique intitulée “Vision prospective” pour les 20 prochaines années, constituerait le cadre de notre développement à long terme et servirait de fondement à l’élaboration du Programme National de Modernisation du Congo (PNMC), ainsi que la création du Livre Blanc. Ces trois documents seraient les déclinaisons concrètes de notre nouveau paradigme, définissant les priorités, les actions et les réformes nécessaires pour garantir une transformation durable de notre société et de notre économie », ajoute-t-il.
Dans son rapport, l’auteur a souligné que le Mbongui ne devrait donc pas se limiter à un simple moment de réflexion théorique, mais devenir un véritable laboratoire stratégique pour la transformation du Congo. Un processus inclusif qui devrait impliquer toutes les parties prenantes : intellectuels, cadres, société civile, secteur privé,etc.
Pour lire l’intégralité du rapport produit par l’auteur, cliquez ici.