CONGO : UN NOUVEAU CODE DU TRAVAIL PRÊT À RÉVOLUTIONNER LE MONDE PROFESSIONNEL

CONGO : UN NOUVEAU CODE DU TRAVAIL PRÊT À RÉVOLUTIONNER LE MONDE PROFESSIONNEL

La République du Congo franchit une étape majeure de sa modernisation sociale avec l’ouverture de la session ordinaire de la Commission nationale consultative du travail, consacrée à l’examen de l’avant-projet du nouveau Code du travail. Une réforme qualifiée d’« historique » par le Ministre d’État Claude Alphonse N’SILOU, Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, assurant l’intérim du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

 

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre d’État a rappelé les réformes structurantes récemment adoptées, notamment la loi fixant l’âge d’admission à la retraite (Loi n°48-2024 du 30 décembre 2024) et le décret revalorisant le SMIG (décret n°2024-2752 du 20 novembre 2024), tous deux entrés en vigueur début 2025. Des mesures qui témoignent, selon lui, de la volonté du Gouvernement et de la Commission « de bâtir un monde du travail plus juste et plus équitable ».

Le projet de Code du travail soumis à examen est l’aboutissement d’un long processus engagé depuis les années 2000, enrichi même durant la période Covid-19. Il résulte d’une collaboration entre le Gouvernement, les organisations patronales (Unicongo, UNOC, COGEPACO), les centrales syndicales (CSTC, CSC, COSYLAC), les experts et techniciens du monde du travail, avec l’appui de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Ce texte majeur prend en compte les évolutions contemporaines du marché du travail, telles que le télétravail, le travail à temps partiel, ainsi que les nombreuses conventions internationales ratifiées par le Congo.

 

« Avec la présente session de Commission Nationale Consultative du Travail, est donc le moment de couronner tous les efforts entrepris jusqu’ici afin de doter notre pays d’un Code du travail à la hauteur de ses ambitions économiques et sociales », a fait savoir le Ministre d’État N’SILOU.

 

 

Soumise à la concertation tripartite, cette version actualisée doit désormais être enrichie par des échanges sérieux et constructifs afin de finaliser un cadre juridique solide pour encadrer durablement les relations professionnelles dans un contexte de mutations économiques et technologiques.

Le Ministre d’État a appelé les partenaires sociaux à un dialogue responsable : « Le Congo doit se doter d’un Code du travail moderne, équilibré et conforme aux standards internationaux. C’est un devoir collectif. »

Les travaux de la session sont officiellement placés sous la conduite technique du Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

 

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